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Jacqueline De Clercq

Jacqueline De Clercq

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Bruxelloise, Jacqueline De Clercq exerça une activité de chercheur au sein de l'Institut de Sociologie de l'Université libre de Bruxelles durant une vingtaine d'années. Ensuite, elle quitte l'université et se consacre à la création littéraire. Son œuvre qui compte à ce jour une quinzaine de titres édités en France et en Belgique, privilégie la forme brève.

En 1991, elle publie à Amiens, "La Demeure des aulnes" qui est couronné par le Prix M. Van de Wiele, décerné par la Fondation Charles Plisnier en 1992. A propos de ce recueil de nouvelles dont Bruxelles, la ville natale de l'auteur, est le centre et la ligne d'horizon, Eric Brogniet écrit : Dans "La Demeure des aulnes", les thèmes entrelacés de l'architecture et de la géographie urbaines servent de fil conducteur à une pensé qui oscille sans cesse du rêve au fantasme et du fantasme à l'Histoire. Bruxelles, ville d'eau, ville d'aulnes, ville-Protée, ville en perpétuelle transformation, en est le noyau. Pour un premier livre de fiction, il s'agit d'une réussite incontestable dont la palette d'écriture et la liberté primesautière de l'imagination sont les garants. Entre passé et présent, Jacqueline De Clercq nous raconte d'une manière à la fois réaliste et surréelle huit histoires de fracture du temps et de l'identité à partir d'un certain espace qui en est le témoin. (…) Ecriture de l'éphémère, écriture sans fin ressourcée par le nombre de ses rythmes et de ses tonalités, et dont la variété éclaire cependant l'unité du propos, "La Demeure des aulnes" se situe au carrefour de la prose (dans sa forme) et de la poésie (dans son fond). (in, L'Ethnie française, 1992)
Lettre du poète Jacques Izoard à l'auteur :
Chère Jacqueline,
" La Demeure des aulnes " est un très beau livre. Je viens de le relire avec un grand plaisir et m'aperçois qu'il y a déjà un an que le livre paraissait.
À travers ces pages, tu me fais aimer Bruxelles ! Et ses élégantes avenues !
Ces enfermements séduisent. L'Histoire en morceaux vit ici dans des demeures attachantes. Fragments d'histoires interrompues…
Curieusement on se sent en PAYS FAMILIER. Et sourd le poème : " Un train un tram arrêt de grève mot de sable où naît la déferlante de printemps qui chemine… " Insolites parcours que le poème exalte. Style " moderne " dans le bon sens du terme. Robbe Grillet croisé de De Clercq, avec vues plongeantes à la Delvaux, à la Magritte. Et Horta entre les lignes…
Je le re-re-lirai.
Amitiés,
Jacques Izoard à Liège, le 28 janvier 1996.


En 1994, paraît à Bruxelles "La Comptine du temps" qui conte l'immémoriale histoire d'amour unissant un (h)être à sa terre d'élection, au fil du temps. Inspiré par l'annonce du projet de séquençage du génome humain, ce poème en prose fait écho à l'alphabet de quatre lettres de l'ADN par lequel s'écrit la structure génomique du Vivant. Composé en quatre chants à l'enseigne chacun d'une de ces quatre lettres : A comme arbre, argile attente, C comme cri, craie, catastrophe, G comme golem, T comme terre, temps, Thot, ce texte est aussi une petite histoire du monde. S'entretenant avec l'auteur, le critique Thierry Génicot lui propose : Parlons de l'écriture de ce livre, une écriture de la métaphore ? Jacqueline De Clercq : Oui. De l'ellipse, de la litote, aussi. Une écriture allusive qui suggère plus qu'elle ne décrit… Th. Génicot : L'écriture d'un poète ! (Emission radiophonique, Un livre, une voix, RTBF, 1995)
"La Demeure des aulnes" et "La Comptine du temps" ont fait l'objet d'une réédition en français et d'une traduction en italien par R. Campagnoli, parues à Bologne, aux éditions CLUEB dans la collection Belgica, 2007. (www.clueb.com)
Avec "Courts Circuits, haute tension", Jacqueline De Clercq réunit, sous l'égide de la fiction courte, des textes en prose et en vers que publie l'Arbre à Paroles dans la collection Traverses en 1996. Dans la critique qu'elle lui consacre dans les colonnes du journal Le Soir, Pascale Haubruge écrit : Jacqueline De Clercq compose un "Courts circuits, haute tension" tendu de fureur de vivre et de plaisir. Ses textes sont plus nourris que ceux de ses consœurs ; refusant de ne laisser que quelques mots sur la page, elle en habite l'espace avec générosité. Le poème, ici, est histoire ; l'auteur raconte d'une plume jouisseuse, avide, féminine avec délectation. Une poésie des sens"
Dans son essai, "Soixante ans de création poétique en Belgique : l'art du contrepoint", NEF, 2008, p. 20, Eric Lysoe écrit : Parmi les dernières générations enfin, Jacqueline De Clercq (1941) poursuit, entre prose et vers, une réflexion sur la fuite des heures et le sens de l'histoire. Tout en retraçant, dans sa "Comptine du temps" (1994), l'histoire de la terre, depuis la formation des grandes forêts jusqu'à l'apparition de l'homme et de l'écriture, elle réinvente l'amour originel à travers la rencontre d'un hêtre et d'"une argile des plus douces, des plus tendres et des plus soyeuses". Et qu'importe alors si les rythmes humains ou végétaux paraissent dérisoires au regard des fabuleux cycles de la nature : ils répètent à l'infini le même message, codé en quatre "glyphes", correspondant chacun à l'une des bases de l'ADN. Cette confiance dans les pouvoirs conjugués de la vie et de la lettre a beau se trouver battue en brèche dans "Courts circuits, haute tension" (1996), recueil où le poète tente de fixer l'instant tout en plaçant d'emblée l'écriture sous le signe de l'errance, la langue limpide et subtilement cadencée de Jacqueline De Clercq est à cent lieues de celle d'Andrée Sodenkamp, Anne-Marie Kegels ou Renée Brock.
"Balisage autoroutier" paraît en 1997 à Liège aux éditions électroniques MotAMot.
"Roberte ce soir, via Omero", réunit sous le label, livre d'artiste, un récit de Jacqueline De Clercq et des xylographies originales de Roger Dewint, aux Editions Pittoresques, Bruxelles, 2002 (tirage limité).
De son roman, "Madame B.", paru aux éditions Luce Wilquin en 2001, Philippe Dewolf souligne, dans un entretien télévisé avec l'auteur à la Foire du Livre de Bruxelles : d'entrée de jeu, on se trouve en présence d'un roman atypique reposant sur deux axes : la langue et une certaine approche d'un certain pays.
Dans La Revue Générale, France Bastia précise : Madame B. ?... Entendez, Belle, fille du Wallon Archibald Chique et de la Flamande Godelieve Vlamingen, autrement dit, Belle Chique, née en juillet 1830 et dont la personnalité et la vie tumultueuse s'identifient et se confondent avec celles d'un pays dont le nom en toutes lettres n'est jamais écrit. Si l'on ajoute à cette idée déjà originale que c'est un chef cuisinier, au parler aussi savoureux que les plats qu'il concocte, qui la raconte à des confrères au fil d'un repas aussi érudit que gastronomique, on aura compris que nous avons droit ici à une histoire du pays aussi cocasse qu'inédite ! Pour se jouer avec audace et talent de la langue, il faut en posséder d'abord la maîtrise parfaite. C'est ce que détient absolument Jacqueline De Clercq et l'on n'en goûtera qu'avec plus de délectation les jeux verbaux et la fertile imagination ! (La Revue Générale, 1/2002)
Rappelant la phrase de Cioran, On n'habite pas un pays, on habite une langue, placée en exergue du roman, Joseph Bodson écrit : La langue est ce qui fonde la culture d'une communauté. L'écriture passe par la langue et par la bouche, sièges du goût : le salé, le sucré, l'acide, l'amer. Partant de cette logique, le narrateur sera cuisinier et le décor, un banquet de quatorze services correspondant chacun à un chapitre, offert à sept amis maîtres queux. On voit tout ce que cette construction a de ludique, faisant songer à certains montages d'Italo Calvino. Citons, pour le plaisir de l'oreille et de la bouche : le waterzooï à la gantoise, le faisan à la brabançonne, la langue de bœuf sauce amère, le rôti en plat de résistance, le nègre en chemise, les asperges à la flamande… (…) Débauche de belgicismes, régimes linguistiques (tout ici est à double sens) et, en feu d'artifice final, une lettre de Madame B. à Baudelaire qui nous a tellement méprisés dans ses "Amœnitates Belgicae" : lettre pleine d'humour, de finesse et bon sens, tirant son inspiration de Rabelais. Tel est, d'un bout à l'autre, le ton du livre : mariage de l'humanisme et de l'humour, du fantastique et du bon sens le plus solide, connivences savamment entrelacées et rejet de toutes intolérances. Ne seraient pas quelques-uns des traits dominants de notre littérature belge, en ce qu'elle a de meilleur ? (Nos Lettres, 8-9/2002)


Début 2008, les éditions Orizons que dirige Daniel Cohen à Paris, publient "Le Dit d'Ariane", dans la collection Littératures. Les textes des recensions critiques de ce récit figurent ici dans la rubrique : Articles de presse. "D'une île à l'autre, de tragédies en découvertes personnelles, Ariane accoste finalement en Sardaigne où elle récrit sa légende. Traversé par le deviens qui tu es nietzschéen, son récit retrace la vie mouvementée d'une femme qui pourrait être notre contemporaine. Au fil des nombreuses péripéties qui balisent son existence, elle n'a de cesse de questionner le sens, ferment de sa réelle identité. Vie et mort, trahison et fidélité trament ce parcours de tous les dangers et signent la métamorphose d'Ariane." (Extrait de la quatrième de couverture) (http://www.editionsorizons.com)

Dans "Chronique de la réécriture d'un mythe antique par son auteur : Le Dit d'Ariane", Orizons, Universités/Domaine littéraire, 2008, J. De Clercq évoque les particularités qu'induit la réécriture d'un mythe à partir de l'expérience qu'elle en a faite en écrivant son récit "Le Dit d'Ariane". Elle analyse "le jeu de la contrainte et de la liberté que le mythe offre à l'écrivain. (p. 830) Fonctionnant, à la fois comme un donné et comme une proposition herméneutique, la structure en plissé du mythe permet une transgression contrôlée de laquelle une certaine fidélité au donné ne peut s'absenter. La créativité de l'écrivain est certes convoquée, mais elle ne prendra éventuellement la forme d'une réécriture, qu'à la condition expresse de respecter un rapport de proximité suffisant avec le paradigme qui la suscite. (p. 831). C'est en s'insérant dans les plis du récit mythique, que l'auteur d'une réécriture peut proposer du même un éclairage différent, un autrement dit". (p. 832)

A paraître en 2009, chez L'Harmattan, "Histoires de lettres. Fictions brèves". "Dans ce recueil, la lettre est ce par quoi les histoires adviennent. Prononcée, écrite ou lue, seule ou combinée avec d'autres, elle fonde le sens et, comble les absences, des histoires qu'elle raconte, quand elle ne les inscrit pas à la lettre dans l'Histoire des langues. Au carrefour du littéral et du figuré, ces quinze HISTOIRES DE LETTRES enchanteront ceux pour qui la fiction littéraire et la réalité ne font qu'un".
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Bibliographie
HISTOIRES DE LETTRES
Jacqueline De Clercq
LE DIT D'ARIANE
Jacqueline De Clercq
Autres parutions

Fictions littéraires :

La Demeure des aulnes, nouvelles, Amiens, éd. Trois Cailloux, coll. In'hui, 1991. Prix M. Van de Wiele décerné par la Fondation Charles Plisnier, 1992.
La Comptine du temps, poème en prose, Bruxelles, éd. Le Cormier, 1994.
Courts Circuits, haute tension, poème, Maison de la Poésie d'Amay, éd. L'Arbre à Paroles, coll. Traverses, 1996.
Balisage autoroutier, récit, Liège, éd. MotAMot, 1997.
Roberte, ce soir, via Omero, livre d'artiste, xylographies Roger Dewint, tirage limité, numéroté et signé, Bruxelles, Editions Pittoresques, 2000.
Madame B., roman, Avin, éd. Luce Wilquin, 2001.
Présence dans l'anthologie, 40 Ecrivains du Brabant wallon par eux-mêmes, 1995-2005, Louvain-la-Neuve, éd. Mols, 2005.
La Demeure des aulnes , La casa degli ontani, La Comptine du temps, La filastrocca del tempo, édition bilingue français-italien, Bologne, éd. CLUEB, coll. Belgica, 2007. Traduction de Ruggero Campagnoli.



Essais :

La Profession de musicien, Bruxelles, éd. de l'Institut de Sociologie, Université libre de Bruxelles, 1970.
L'Animation socio-culturelle, espace d'affrontement idéologique, coauteur R. Pirson, Paris-Bruxelles, éd. Labor-Fernand Nathan, 1977.
La Rénovation scolaire. Réalités d'une théorie, coauteur R. Pirson, (3 vol.), Bruxelles, éd de l'Education nationale, 1979. Grand Prix du CRIEP 1980.
A la recherche du tiers poétique inclus, in actes du colloque international de littérature, Astres et désastres, Milan, éd Cisalpino, coll. Ponts/Ponti, 2004.
Ariane à Naxos, Molly Bloom en Erin, deux insulaires, oui… Maison de la Poésie et de la Langue française Wallonie-Bruxelles, coll. Sources, 2006.
L'Œil du poète belge (Michaux, Yourcenar, Brel), in actes du colloque international de littérature, Ombre et lumière dans la poésie belge et suisse de langue française, Presses Universitaires de Strasbourg, 2007.
Présence et textes de l'auteur dans "Soixante ans de création poétique en Belgique : l'art du contrepoint" de Eric Lysoe, Montpellier, éd. du CIEF, coll. Nouvelles Etudes francophones, Université Paul-Valéry, 2007.
Chronique de la réécriture d'un mythe antique par son auteur : Le Dit d'Ariane, in actes du colloque international de littérature, Métamorphoses du mythe : réécritures anciennes et modernes des mythes antiques, Paris, Orizons, coll. Université/Domaine littéraire, ill., 2008. (www.editionsorizons.com)

Nombreuses collaborations à des revues littéraires, Recueil (F), In'hui (F), Marginales (B), Sources (B), Le Fram (B), Le Non-dit (B), Nouvelles Etudes Francophones (F)

Pages web sur différents sites, notamment le site de BELA, la Bibliothèque en ligne des auteurs < http://www.bela.be, celui de la Maison de la Poésie et de la Langue française Wallonie-Bruxelles < http://www.maisondelapoesie.be et du Centre d'Etudes sur la Littérature belge de Langue française (CeSLeBeLF), Université de Bologne (en français) < http://www.lingue.unibo.it/centrobelga
Articles de presse
LE DIT D'ARIANE
France Bastia
La Revue Générale, Bruxelles, octobre 2008 et Nos Lettres, revue de l'Association des écrivains belges de langue française, n° 10, 2008, octobre 2008

LE DIT D'ARIANE DE JACQUELINE DE CLERCQ
A.- M. Hansenne
Phoïbos, arts et lettres, Bruxelles, n° 49, septembre 2008

LE DIT D'ARIANE, COMME LE JOURNAL D'UNE DOUBLE NAISSANCE…
Michel Joiret
Revue LE NON-DIT, Bruxelles, n° 82, 2008

Articles et contributions
CRITIQUES DE "HISTOIRES DE LETTRES" DANS LA REVUE REFLETS, BRUXELLES
Joseph Bodson
REFLETS, Bruxelles, n° 22, novembre-décembre 2009., novembre 2009

LES "LETTRES" DE JACQUELINE DE CLERCQ MÉRITENT BIEN UNE HISTOIRE !

Communiqué
NOUVEL ÉDITORIAL SUR VOTRE SITE WWW.PLUMESCROISEES.BE
Jacqueline De Clercq
janvier 2009

"DES ÉCRIVAINS DU MONDE POUR HAÏTI"

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