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Auteur

Michèle Armanet

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Michèle Armanet

http://michele.armanet.ishywa.com

J’habite Fos-sur-Mer, cité médiévale aux portes de la Camargue, ville connue aussi pour son complexe industrialo portuaire. J’ai écrit et édité une vingtaine d’ouvrages dont six romans, des pièces de théâtre, une biographie, des nouvelles et quatre ouvrages illustrés pour enfants…
Licenciée en droit. Je suis romancière, animatrice d’ateliers et de séminaires d’écriture depuis plus de dix ans :
- Ateliers dans les collèges (lycée Montgrand à Port de Bouc…) les lycées... pour susciter chez les jeunes gens, l’envie d’écrire.
- Ateliers d’autobiographie (Animation hebdomadaire d'ateliers d'écriture dans les maisons pour tous, médiathèques…)

- Ateliers et séminaires pour ceux qui veulent aborder l’écriture d’une nouvelle, d’un récit ou d’un roman.
Quelle peut être l’utilité d’un atelier ou d’un séminaire d’écriture ?
Il s’agit de tout apprendre sur la rédaction d’une autobiographie, d’un conte, d’une nouvelle, d’un simple récit ou d’un roman.
Applications :
Écrire des textes en atelier sur un thème donné, les lire et les commenter.
À partir des textes écrits par les participants, apprendre à appliquer les diverses techniques concernant le récit, la nouvelle, le roman...

- Avec nos livres pour enfants, écrits avec Christian Armanet, scénariste et illustrateur, mon époux, nous faisons des interventions dans les écoles…

- Je suis aussi consultante et correctrice de Scribe d'Opale Éditions, Association Culturelle Artistique et littéraire (ACAL) dont je suis la Présidente.

Mes deux derniers ouvrages :

Mon dernier roman : « L’esprit en cage » des éditions l’Harmattan en 2012, traite de la différence qui, quelque part, indispose, et souligne l’importance du paraître dans notre société.
Le destin de Marion, sculptrice de renom, va basculer dans un estaminet où elle s’est réfugiée pour attendre l’heure de son rendez-vous avec un éditeur. Marion, qui travaille la pierre de Tuffeau, décide de délaisser momentanément son maillet pour un stylo ou un clavier...
La jeune femme va alors dérouter le lecteur tout en l’entraînant dans son univers. Derrière l’artiste, qu’il croyait parfaitement connaître et comprendre, il découvrira une femme énigmatique, qui se révélera au fur et à mesure qu’il tournera les pages…
« J’ai tué deux fois… par amour », écrira Marion, enfin libérée. Son monde obscur aura-t-il raison d’elle ?
Marion ne voulait plus être aimée pour l’image, que lui avaient attribuée ses admirateurs, mais pour ce qu’elle était vraiment.

Extrait :

1.

Le carton bleu et blanc

Suis-je une véritable meurtrière ou une victime de la vie ?
La justice des hommes ne peut plus me punir.
Il y a prescription. Mais j’ai tué deux fois… par amour.

Je suis sculptrice… C’est ma seule identité.
Depuis des années, je travaille la pierre de Tuffeau. Je laisse vagabonder mes idées, mes pensées, mes souffrances, mes joies, dans des formes ciselées, martelées, qui se concrétisent dans la matière. Rien de vraiment figuratif…

Imprévisible, extralucide de nature, ma personnalité dérange mais attire.
Privilège de l’Art !

Les gens qui disent m’aimer me sont sincèrement attachés. Je le sens bien. J’essaie de leur donner le maximum de mon amour, mais je ne sais pas comment faire pour les rendre heureux. Et eux ne comprennent pas toujours mon besoin d’exclusivité, ma souffrance de ne pas être leur centre du monde. Leurs mots, quels qu’ils soient, me blessent. Je ne vois pas ce qu’ils attendent de moi.
L’amour, ça fait mal. Je voudrais ne pas aimer. C’est trop douloureux, trop compliqué. Alors je survis.
Ma vision des choses est tellement différente de celle des autres.
Ces derniers temps, j’ai préféré un simple stylo à mon maillet ou mon ciseau. La matière ne me donne pas autant de liberté que les mots…
J’ai écrit « Le monde obscur », roman autobiographique.
Édouard, mon ami d’enfance, devenu mon compagnon de route, a fait passer mon manuscrit au directeur littéraire d’une maison d’édition, M. Blochet, un copain de son père… Pourtant, Édouard ne supporte pas cette façon de m’exprimer, renforcée par ces deux adverbes : « généralement, toujours », utilisés, dit-il, à tout bout de champ. Cela l’exaspère. Moi, j’aime à les employer ensemble, car ils me situent bien dans le temps, modulant, adoucissant le définitif.

J’ai une exposition prévue à la galerie prestigieuse au Center Digital Arts à Los Angeles. Nous partons tous les deux. Édouard a pris des vacances pour m’accompagner. Mon rendez-vous avec M. Blochet est prévu à mon retour.
Avant ce départ pour les États-Unis, j’ai envie de me reposer. Édouard m’a proposé de m’accompagner dans notre maison auvergnate pour une dizaine de jours.
Je prépare mes bagages avec l’angoisse d’oublier quelque chose. C’est idiot, car généralement, toujours, je n’oublie rien. Les sacs de voyage ou valises, je les fais et refais au moins dix fois chacun. Je ne sais jamais quel vêtement je dois prendre, alors j’entasse au maximum les tee-shirts ou les pulls, bonnets ou chapeaux. Il me plaît de les porter, été comme hiver par coquetterie ou par confort.
Enfin, je range les paquets dans le coffre de la voiture, sans oublier mon ordinateur, précieux compagnon, confident et unique ami, à qui je soumets les mille histoires qui foisonnent dans mon cerveau…
Prête pour le départ, j’apprécie ce moment.
Généralement, toujours, c’est Édouard qui conduit. Je ne suis que la copilote. Et, généralement, toujours, mon esprit ne tarde pas à s’évader dans des pensées qui se chevauchent, s’entremêlent, se contredisent, se dispersent. Je suis dans mon univers. Édouard me dit que j’ai l’aspect d’une morte vivante.
D’après lui, mes yeux semblent éteints. Ma bouche collée. Un visage absolument inexpressif. Je sais qu’à ce moment-là, il me trouve laide, je le ressens profondément. Alors, quand il me décrit avec dédain, je reviens dans le réel, l’habitacle de la voiture. Tout en conduisant, il ne cesse de me montrer des tas de belles choses : des paysages extraordinaires, des châteaux, des vaches, une chèvre en haut d’une falaise, que j’ai à peine le temps d’apercevoir. Je sens bien qu’il est malheureux de me voir absente. Ce qu’il ne sait pas, c’est que moi, je suis heureuse ainsi.
J’observe le ciel squatté par les nuages, aux formes psychédéliques, sur lesquels se découpent des personnages les plus inattendus, des villes empruntées aux dessins animés de Hayao Miyazaki.
Cette réalité virtuelle défile devant moi, se transforme sous mes yeux durant les interminables kilomètres. Je voyage allégrement d’un sommet à l’autre d’un cumulus, dont la clarté rend mon cœur joyeux, car sa présence annonce le retour d’un ciel bleu et calme. Le nuage se tortille doucement. De sa protubérance arrondie où mon regard s’est accroché, la tête d’un lion apparaît, prend vie, rugit, se déforme, se métamorphose en une magnifique chevelure flottante, ondulante, peut-être la mienne…
Et mon esprit vagabonde. Tous ces êtres sont si réels, si près de mes émotions, de mon existence qui ne serait que silence si on me laissait vivre à ma façon, à mon rythme. Toutefois, je me fonds davantage dans la grisaille des nimbus qui m’absorbent dans leur épaisse masse nuageuse. À cet instant, je n’entends ni le bruit du moteur ni la voix d’Édouard qui, je le sais, me raconte une anecdote. Je vois ses lèvres, son regard se tourner vers moi incapable de m’accrocher à son récit. Mon destin est ailleurs, dans ce monde fermé où il n’est jamais entré où il n’entrera d’ailleurs jamais. Je lui souris, mais il n’est pas dupe. Je n’y peux rien. Comment lui expliquer que je me sens en sécurité, calfeutrée dans ce ciel sombre et cotonneux qui enveloppe mon esprit et mon âme ?
Là-haut, aucune parole et aucun geste ne me blessent. Ici-bas, les mots me pénètrent, me heurtent, m’agressent. La douceur, la tendresse, le bien-être auquel j’aspire, je ne l’ai jamais connu si ce n’est dans mes silences, ma fuite dans le silence. J’ai eu si mal déjà. Édouard ne comprend pas toujours pourquoi je ne retiens aucun visage. Je ne vois pas l’intérêt d’encombrer mon âme d’images qui ne m’apportent rien, me sont indifférentes. Tous ces gens, que je connais à peine ou pas du tout, ne m’aiment pas. Je le sens. Alors, généralement, toujours, je les zappe. Inutile de remplir le disque dur de mon cerveau. Je préfère mes rêves…
Il continue à m’arracher à mon univers à coups de mots qui font mal.
— J’ai l’impression de vivre avec une momie, tu ne vois rien ! Tu as vu là, à l’instant sur la gauche ? me crie-t-il, dans les oreilles.
— Quoi ? Ah ! Oui, que je réplique.
Désespéré, mon regard s’est cramponné à un emballage de glace, style « Esquimau chocolat », certainement jeté par la vitre d’un véhicule, sur le bord de la route. L’existence de ce carton froissé prend des proportions extraordinaires dans ma tête. L’image de cet objet insolite, sur l’herbe verte immaculée, s’anime, s’impose à moi et m’agresse. Cette tache, cet intrus né de notre civilisation décadente, souillant le sol, salit aussi mon âme…
L’herbe souffre de ce non-respect que je ressens si fort. La douleur grandit en moi, je m’identifie à la nature, victime d’agression volontaire, mais en même temps, j’éprouve de la compassion pour le carton bleu et blanc, victime lui aussi de la main de l’homme. De nouveau, tout se mêle, s’entremêle, se contredit. Je sens mon visage se crisper, et pour sortir de ce combat intérieur, qui me conduit tout droit à la souffrance, j’ajoute à haute voix, pour dire quelque chose, car au fond je n’ai rien à dire :
— Les gens sont vraiment irresponsables.
— Mais de quoi parles-tu ? Je t’ai dit de regarder à gauche, et ta tête est tournée vers la droite, ajoute Édouard, d’un ton sec.
La voiture s’arrête net, puis fait marche arrière. Mon corps bascule en avant, retenu par la ceinture de sécurité.
— Regarde, répète-t-il, en pointant le doigt…
Un magnifique château apparaît devant mes yeux, à quelques mètres du carton bleu et blanc, gisant de l’autre côté de la route.
Vestiges dichotomiques d’un même univers. Je reste ébaubie et désolée de ne pas avoir vu ce qu’il fallait voir.


La biographie de « Jean Mardikian et la BD »… d’Angoulême au mont Ararat… des éditions Le Croît Vif… décembre 2012. (cofondateur du festival international de la BD.)
Ce livre est né d’une rencontre…
Extrait :
« J’ai rencontré un grand Monsieur, Jean Mardikian ! » me confia mon fils, Renaud, jeune réalisateur à Angoulême...
… Les consonances harmonieuses de ce patronyme, « Mardikian » loin de m’être étrangères, ont fait resurgir une période de ma vie… Des sourires me sont alors revenus en mémoire, m’inondant d’une exceptionnelle chaleur humaine. Une avalanche de propos colorés et cadencés a chantonné dans ma tête comme une musique douce et rassurante, mon esprit a vagabondé
… De ce jour, mon imagination alla bon train. Mon esprit esquissait à grands traits l’arrondi d’un visage, profilait une silhouette qui tentait de s’imposer. Je résistais avec ténacité, chassant cet embryon d’image pour garder l’effet de surprise que serait cette rencontre. Pour moi, c’était une évidence, elle se ferait assurément, un jour...
Elle se fit...
Pourquoi un ingénieur diplômé de l’École supérieure d’Agriculture de Purpan (l’ESAP), à Toulouse, s’est-il lancé dans une aventure politique et surtout dans une aventure culturelle des plus étonnantes ? Comment l’organisation d’une simple quinzaine de la lecture l’a-t-elle conduit à la réalisation du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême qui, très vite, plaça la ville sous les projecteurs internationaux ? »

Ces questions furent à l’origine de mon engouement pour le personnage énigmatique et fascinant qu’est Jean Mardikian...

Séduite par le personnage de Jean Mardikian, il me restait à découvrir les motivations profondes qui avaient permis au petit Parisien, d’origine arménienne de devenir Jean Mardikian, figure emblématique de la ville d’Angoulême : l’illettrisme de sa mère et les mots de son père : « N’oublie jamais d’honorer le pays qui nous a accueillis… » Fils d’immigrés, Jean Mardikian est l’exemple parfait d’intégration. Durant toute sa vie, il n’a fait qu’honorer son pays d’accueil, par son intérêt pour la culture française et son engagement politique…
La réalisation du festival international de la bande dessinée à Angoulême est l’une de ses plus belles réalisations. J’ai souhaité lui donner une place particulière dans le livre.
Michèle Armanet


michele.armanet.ishywa.com
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Renseignements
Titre(s), Diplôme(s) :
Licenciée en droit

Fonction(s) actuelle(s) : Ecrivain(e)

Biographie
Écrivaine et scénariste.
Auteure de romans, nouvelles, et récits. depuis 1993
Auteure de pièce de théâtre (2001) et de livres pour enfants (2010)
Bibliographie
ROSES BLANCHES ET CULOTTE DE SOIE
Roman
Michèle Armanet
L'ESPRIT EN CAGE
Roman
Michèle Armanet


Bibliographie :

Romans :
L’esprit en cage - Éditions l’harmattan - 2012
Roses blanches et culotte de soie - Éditions l’harmattan - 2009
Le Mystère d’Aiguèze - Éditions Lacour - 2005
Dernier voyage avec toi - Éditions Sekhmet - 2001
Un amour par procuration - Éditions Lacour - 1994
Les yeux verts de ma destinée - Éditions Lacour - 1993

Récits et anecdotes :
Qui êtes-vous médium ? - Éditions Lacour - 1999 et retirage Éditions du Scribe d'Opale - 2010
Ma Provence en galéjades ! - Éditions Lacour - 1993

Lexiques :
Le parler camarguais - Éditions Lacour - 1993

Nouvelles :
Les nouvelles du Boudoir - Éditions du Scribe d'Opale - 2004

Livres pour enfants :
Michoule et le monde d’à côté - Éditions du Scribe d'Opale - 2010
Michoule en Camargue -Éditions Gobidule 2012
Moussu la souris volante -Éditions Gobidule 2012
Titane et Grovo - Éditions Gobidule

Biographie :
Jean Mardikian et la BD 'D4Angoulême au mont Ararat" Éditions Le Croît Vif 2012

Pièce de Théâtre :
Sac de nœuds à Saint Glandon - Auteure de la pièce de Théâtre - Éditions du Scribe d’Opale - 2008






Entretien avec l'auteur
INTERVIEW DE MICHÈLE ARMANET
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