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Entretien avec l'auteur

Sharon ne veut pas de négociation

" Sharon ne veut pas de négociation "


Dans un entretien publié par La Marseillaise du 15 janvier 2005 et conduit par Michel Allione, Jean Paul Chagnollaud, auteur de l’ouvrage Les frontières au Moyen Orient (L’Harmattan 2004) revient sur l’élection de Mahmoud Abbas à la tête de l’Autorité palestinienne et sur le processus de paix.


- Jean Paul Chagnollaud, peut-on estimer que la société palestinienne a bien passé le cap de l’immédiat après-Arafat et de l’élection démocratique de son successeur ?

- C’était, incontestablement, un moment très important. Ce n’était pas les premières élections démocratiques, malgré l’occupation qu’il ne faut jamais oublier, puisque Arafat lui-même avait été élu et qu’il avait une candidate contre lui. Mais les palestiniens souhaiter montrer aux gens qui ne connaissent pas la région, la Cisjordanie et Gaza, qu’ils ont une formidable envie de démocratie et une formidable envie d’un Etat. La participation forte en est aussi la preuve. 70% de participation c’est beaucoup parce que même durant cette journée d’élection, il est toujours très difficile de ce déplacer dans les territoires. Il ya beaucoup de barrages, beaucoup d’entraves et en particulier pour les habitants de Jérusalem-Est ou la pression des Israéliens est encore plus forte. De ce point de vue, je crois effectivement que c’est un moment très important.

-Est-ce déjà un premier succès à mettre au crédit de Mahmoud Abbas ?

- C’est à la fois un succès de la démocratie et un succès pour Mahmoud Abbas. L’équipe qui a succédé à Yasser Arafat a immédiatement exigé des élections. Il faut rappeler qu’elles étaient prévues de longue date d’abord par le processus d’Oslo qui prévoyait un état palestinien pour 1999. Elles étaient ensuite prévues par la feuille de route pour 2004 ou 2005. C’est ce qui explique que le processus technique électoral était parfaitement au point. Depuis longtemps des équipes que je connais bien d’ailleurs, préparaient les listes électorales et les conditions d’un vote. Ces élections ont donc eu lieu et c’est la grande force d’Abou Mazen (le nom de guerre de Mahmoud Abbas NDLR) d’avoir tenu bon sur des élections que tout comme Arafat ou Qoreï (le 1er ministre palestinien. NDLR) il réclamait depuis longtemps. La France d’ailleurs avait la première, sous l’égide d’Hubert Védrine, insisté sur la tenue de ces élections que le gouvernement français envisageait comme un moyen de faire redémarrer le processus complètement moribond.

- On connaît encore fort peu Mahmoud Abbas. Que pouvez-vous nous en dire ?

- On le connaît fort peu parce que c’est un peu un homme de l’ombre. Il joue un rôle très important depuis trente ans aux côtés d’Arafat dans le domaine des relations internationales. Depuis au moins 25 ans, Yasser Arafat l’avait chargé de nouer des contacts avec les Israéliens. C’était évidemment des contacts clandestins avec ceux des Israéliens qui acceptaient de parler avec l’OLP comme Uri Avnery (Le bloc de la paix NDLR). Il a eu comme cela de très nombreux contacts. C’est lui qui était au cœur des accords d’Oslo. Pour le définir, pragmatique, modérée réaliste et qui jouit d’une excellente réputation auprès des responsables politiques du monde entiers qui connaissent le travail qu’il a accompli depuis toutes ces années. Au sein de la gauche israélienne, tout le monde le connaît.

- C’est ce qui explique l’accueil favorable qu’il a reçu tant côté palestinien qu’israélien ?

- Côté palestinien, c’est tout simplement un des leaders historiques du Fatah et donc de l’OLP. Il a une légitimité historique incontestable. Il appartient à cette génération qui jette ses derniers feux dans la phase de transition que nous connaissons. On peut dire maintenant que la nouvelle génération, celle des Marwan Barghouti est là, et que d’ici quelque temps c’est elle qui prendra le pouvoir. Ce qui manquait à Abbas, c’est une légitimité démocratique. Il vient de<

propos recueillis par Michel Allione

LA MARSEILLAISE, janvier 2005

Auteur concerné :

Jean-Paul Chagnollaud


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