Articles de presse
UNE ÉVASION FICTIVE


Enseignant-chercheur à Agen, Laurent Gras publie " Le sport en prison "

Extraits de l'article :

" La prison est un sujet dramatique, voire tragique empreint de violence. (…) C'est un milieu duquel on ne sort pas indemne. "

(Le sport) " (…) est une forme de réappropriation de son corps par le détenu, de résistance au système."

" Mais il est évident que le sport reste un outil de pacification des mœurs. Quand il y a du sport, les détenus se tiennent plus tranquilles et pensent à autre chose. "

" Le sport permet d'entrée de jeu à des personnes qui ne se connaissent pas de parler un langage corporel, réglementaire et rituel commun. "

Sud-Ouest, mai 2005
LE SPORT : L'"OPIUM DU PEUPLE"


Agen. Docteur en sociologie et démographie, enseignant-chercheur à l'Ecole Nationale d'Administration Pénitentiaire (ENAP), à Agen, Laurent Gras vient de publier sa thèse de fin d'étude pour laquelle il a obtenu les félicitations à l'unanimité du jury. Dans "Le sport en prison", il rappelle d'abord combien le sport peut être une forme d'"opium du peuple", dit qu'il n'est pas un moyen d'évasion mais de réappropriation de son corps par le détenu, de résistance au système. Administration pénitentiaire qui s'en sert, quant à elle, comme outil de pacification des moeurs. A l'ENAP, Laurent Gras s'occupe notamment de constituer des statistiques sur le profil des élèves, de travailler sur les représentations qu'ont les élèves de leurs missions à venir. Il intervient en cours, dirige des mémoires, rédige des articles dans des revues spécialisées et participe à des séminaires et à des colloques.

Sud-Ouest, avril 2005
MOYEN D'ÉVASION


" (…) Derrière les barreaux, le sport est, à l'inverse, naturellement confronté à ses vieilles lanternes. Et c'est précisément pour " repousser les murs de sa prison" que le condamné s'y adonne. Comme absolu "moyen d'évasion". Avec de maigres espoirs et de timides conséquences si l'on en croit Laurent Gras (Sport en prison). Qui suggère cette désespérante conclusion en prime : " Au sein du monde carcéral c'est, malheureusement, toujours la trajectoire pénale qui décide de la pratique et non de la compétence. (…)"

Benoît Heimermann
L'Équipe Magazine n°1191, avril 2005