Christophe Brunski

Laurent Campagnolle,
fondateur des éditions d'Aldébaran:

Christophe Brunski m’est apparu comme une énigme, et le reste.
Éditant des livres d’écrivains-plasticiens, je reçus un jour un courrier électronique contenant le manuscrit de Solstice manda solstice. En lisant son recueil, je crus d’abord à un canular. J’avais le sentiment de lire une langue apparentée à celle du Lautréamont des Chants de Maldoror. Le rapprochement est peut-être osé, mais c’est bien l’effet ressenti à cette lecture, vierge de tout présupposé de ma part, et cette sensation s’est toujours confirmé depuis à la lecture de ses différents écrits.
J’étais étonné par la maîtrise d’un français empreint de fantastique et d’une physique crue. En même temps, ce langage me laissait une impression d’étrangeté, comme s’il avait été écrit par un Québécois ou un Acadien : certaines tournures ne sonnaient pas comme le français du Vieux-Continent, et cela contribuait à donner une densité particulière aux images de Christophe. J’eus l’explication quelques temps plus tard par retour de courrier électronique. L’auteur m’expliquait être né aux États-Unis, et écrire de la poésie en suédois et en français…
Mais le mieux est de laisser place nette à la voix de Christophe. Entrez dans son univers, vous en serez dérouté(e), heurté(e) parfois, mais n’en ressortirez jamais neutre, et ceci est bien la marque de la poésie réelle : « Restons dans un endroit où le liminaire est tout ; là où le liminaire est tout, je te contiens davantage ».


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Renseignements

Fonction(s) actuelle(s) : Ecrivain(e)

Pays d'origine : USA

Bibliographie

Autres parutions

La beauté de l’effondrement : une prière pour la fatigue est son troisième recueil en français, après L’Aube sous les yeux d’hier (Libraire Racine, 1999) et Solstice manda Solstice (les éditions d’Aldébaran, 2003). En 2004, le recueil en suédois Boken av Blida Skada est paru aux éditions Nordgren & Ohlsson.