PAUL-EMMANUEL STRADDA

Philosophe
La philosophie n'est pas d'aujourd'hui, elle était hier, elle sera demain, elle est pérenne. Quant à la métaphysique, elle est un univers fabuleux, extraordinaire, une fois entré, on n’en sort plus. En fait, la métaphysique repose sur un seul principe, l’unité dans la variété (l’un multiple ou l’unité-pluralité, l'un-autre). Ainsi, communiquer quelque chose de la grande affection qui m'unit à la métaphysique, mettre en relief toute sa richesse et sa profondeur et souligner toute son importance et sa pertinence pour la pensée philosophique comme pour la culture dans son ensemble, voilà une bonne introduction à cette "philosophie vraie, réelle et totale" qui anime toute ma recherche. «L'arbre de la philosophie croît du sol nourricier de la métaphysique» (1) disait Martin Heidegger. En effet, comme l'avait perçu Leibniz, toute philosophie s'origine dans la question métaphysique du pourquoi : Pourquoi y a-t-il quelque chose et non pas rien ? La métaphysique est donc la science des fondements qui s'efforce d'appréhender « l'Etre en tant qu'Etre » (2). Dans sa quête de l'Être, la métaphysique se heurte à son devenir. Il y a en métaphysique des principes, certes, mais aussi des problèmes. Il y a en science des problèmes, certes, mais aussi des principes. Le réel est d'une richesse qui dépasse la prise de l'esprit humain.

1. HEIDEGGER M., Questions I et II, Paris, Gallimard, 1968, p. 25.
2. ARISTOTE, Métaphysique, 1, 1003 a, 20.




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