Michel Santi

Economiste
Pourquoi l’Europe s’enfonce-t-elle dans une telle crise quand la solution technique pour sauver ses membres les plus fragilisés est à portée de main ? Pourquoi les dirigeants européens s’obstinent-ils sur la voie de l’orthodoxie financière et de l’austérité menant immanquablement à la dissolution de l’Union ? Répondre à ces interrogations nécessite d’élargir le champ d’investigations, car les déboires européens sont incontestablement l’héritage des valeurs néolibérales. En effet, les crises financières à répétition et l’implosion, depuis le milieu des années 1980, de multiples bulles spéculatives doivent susciter la remise en question de ce modèle capitaliste centré autour d’un marché financier considéré comme arbitre suprême.
Il est ainsi fondamental d’opérer un changement de paradigme, car nos sociétés ne peuvent plus tolérer une telle monopolisation des ressources et des richesses économiques par une finance ayant confisqué à des États consentants la quasi-totalité de leurs pouvoirs. Pour ce faire, il faut préalablement comprendre les mécanismes permettant de sortir de ce marasme et revenir aux fondamentaux. Sans pour autant jeter le capitalisme avec l’eau trouble du néolibéralisme qui a précipité la régression des pouvoirs publics, consacré la financiarisation, la titrisation et la globalisation comme uniques vecteurs d’une prospérité économique dont on sait aujourd’hui qu’elle n’était qu’illusion… ou escroquerie.
Car il est tout à fait possible de vivre avec les déficits publics, voire de les domestiquer ou même de les utiliser comme levier au bénéfice de l’activité économique. À condition de changer nos priorités, de remettre la valeur travail au centre de nos politiques publiques et de redonner un nouveau souffle à l’État, c’est-à-dire nous.


Franco-Suisse né à Beyrouth en 1963, j’ai habité et sillonné le Moyen-Orient.

Cambiste (devises) et Trader (métaux précieux et matières premières) avant d’être responsable de salles de marché dans différents établissements bancaires en Suisse, j’ai dirigé, de 1993 à 2005, des sociétés financières actives dans la gestion de patrimoine à Genève.

Depuis 2005, je suis Economiste et Analyste Financier (indépendant) et intervient dans le cadre de consultations sollicitées par des Banques Centrales, par des organisations internationales et par des fonds souverains.

Membre du World Economic Forum (Davos) et de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales ) dont j’ai été conseiller auprès de la Direction Stratégique et du Développement. Egalement membre du collectif des « économistes atterrés ». Enfin, je suis membre actif de l’ONG « Finance Watch ».

J’ai été pendant plusieurs années Professeur de Finance dans l’enseignement supérieur à Genève. www.gestionsuisse.com
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Renseignements

Fonction(s) actuelle(s) : Economiste, Conseille des banques centrales et des fonds souverains

Bibliographie

Articles de presse

L'EXPANSION
mai 2013
MARIANNE (PARTIE 1)
avril 2013
MARIANNE (PARTIE 2)
avril 2013
L'EXPANSION
mars 2013
LE MONDE
janvier 2013

Articles et contributions

MARIANNE.NET, ARTICLE DE MICHEL SANTI
mai 2013

Émission TV

FRANCE 24 : LA SEMAINE DE L'ECONOMIE
mai 2013