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Rachid Sfar

Rachid Sfar

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Economiste
Après avoir exercé des responsabiltés Politiques Economiques et Financières en Tunisie de 1970 à 1999, j'assume actuellement la charge de membre de la Chambre des Conseillers (SENAT) en Tunisie.

BIOGRAPHIE EXPRESS DE RACHID SFAR.
Rachid Sfar , né le 11 septembre 1933 à Mahdia, est un technocrate tunisien qui a été amené à assumer de lourdes responsabilités politiques pendant des périodes difficiles pour son pays .Nommé Premier ministre pour redresser les finances du pays, il sera l'avant-dernier chef de gouvernement du président Habib Bourguiba et sera remercié un mois avant la destitution de ce dernier.Fils de Tahar Sfar, cofondateur avec Habib Bourguiba, Mahmoud El Materi, Bahri Guiga et de M'hamed Bourguiba du Néo-Destour en 1934,



Sa formation.
Rachid Sfar effectue, après des études secondaires dans un collège de Sfax de 1947 à juin 1953, des études supérieures de lettres, de droit et de sciences économiques à Tunis où il compte notamment parmi ses professeurs François Châtelet, professeur de philosophie enseignant à Tunis de 1953 à 1955, Raymond Barre, professeur d'économie politique dont il suit les cours pendant les années de son enseignement en Tunisie, et Jean Ganiage, professeur d'histoire qui le charge en novembre 1956 de faire un exposé sur l'historique du « miracle économique » japonais. La préparation de cet exposé ainsi qu’une conférence présentée par Raymond Barre en janvier 1954 sur la situation de l’économie tunisienne sont à l'origine de son choix définitif porté sur une orientation vers les sciences économiques, les finances publiques et la fiscalité. Rachid Sfar achève ses études à Paris (1958-1959) où il suit plus particulièrement les enseignements de l'École nationale des impôts (section des inspecteurs) relevant du Ministère des Finances et de l’économie.
De 1960 à 1977, il est chargé de hautes fonctions administratives notamment au ministère des Finances dont il sera le directeur général des impôts de 1969-à1970 et le secrétaire général de 1974 à 1977.
Sa carrière politique
Après avoir occupé plusieurs portefeuilles ministériels (Industrie Mines et Energie 1977-1979, Défense Nationale 1979-1980, Santé publique 1981-1984, Économie nationale 1984-1986 et Economie et Finances 1986) de 1977 à 1986, Sfar est chargé par Bourguiba des fonctions de Premier ministre, le 8 juillet 1986, pour rétablir les équilibres financiers et économiques du pays1. Il s'efforce alors de restaurer une situation financière dégradée, des réserves en devises épuisées1 et une économie affaiblie. Sous la pression de Bourguiba qui veut reprendre les rênes de son pouvoir et devant la montée du mouvement islamiste, la normalisation de la vie politique et la démocratisation mal initiées au début des années 1980 ne sont plus la priorité de l'État. Le gouvernement de Sfar hérite du gouvernement précédent Zine el-Abidine Ben Ali, d'abord comme ministre de l'Intérieur, puis avec le titre de ministre d'État. Rachid Sfar est remplacé par Ben Ali à la tête du gouvernement le 2 octobre 1987 dans des conditions restées célèbres : il essuie une colère du président Bourguiba à la fin du Conseil des ministres et devant tous ses collègues Bourguiba déclare ne pas se souvenir d’ avoir autorisé certaines nominations à de hautes responsabilités dont celle de Abdelmalek Laarif à la direction du Parti socialiste destourien (successeur du Néo-Destour) et celle de Mohamed Ghanouchi en qualité de Secrétaire d’Etat au Plan et en fait porter la responsabilité à son Premier ministre.En réalité Bourguiba était en colère parce que mécontent du jugement relativement modéré prononcé par la Haute Cour de Justice présidée par Hachémi Zemmal à l’encontre des dirigeants du Mouvement Islamiste dont il escomptait la peine suprême. De surcroit sa nièce Saida Sassi , conseillée principalement, par Ben Ali lui souffla à Bourguiba que son Premier Ministre avait encouragé les deux députés de la Haute cour Abdallah Abbab et Mohamed Mastouri à ne pas voter pour la condamnation à mort des dirigeants islamistes.
Sa démission des fonctions de Premier Ministre.
De retour à son Bureau après avoir accompagné à l’aéroport de Tunis le Premier Ministre Marocain E. Laraki venu à Tunis porteur d’une missive du Roi du Maroc ,Rachid Sfar téléphone à quelques collègues pour les informer qu’il a décidé de démissionner de ses fonctions et qu’il a déjà chargé le Dr Amor Chédlly d’en informé officiellement le Chef de l’Etat pour qu'il réfléchisse à son remplacement. Le soir du Premier Octobre 1987 le téléphone sonne tard à deux reprises au domicile de Rachid Sfar ; c’est Mr Hédi Baccouche qui est chargé curieusement par Ben Ali de demander à Rachid Sfar de surseoir à sa démission au moins pendant encore un mois, le Président comptant relativiser ses remontrances de la matinée « faites à celui qu’il considère comme son fils » et celà dés le lendemain matin 2 octobre lors de l’audience habituelle. Sfar confirme à son interloctuteur le maintien de sa démission quelque soit les conséquences. Le lendemain en rentrant dans le bureau de Bourguiba celui-ci, ne lui laisse pas le temps de parler et lui annonce qu’il a décidé de le remplacer par Ben Ali et qu’il compte le proposer comme candidat à la présidence de la Chambre des députés. Ben Ali , ce jour là, comme d’habitude était tout juste derrière Rachid Sfar.
Sa Cohabitation forcée et tendue avec la triste Période de Ben Ali.
Élu le 13 octobre à la présidence de la Chambre des députés1, il garde son appartenance au sein du Parti socialiste destourien lorsque Ben Ali devient président de la République le 7 novembre de la même année. Rachid Sfar , non satisfait en particulier du simulacre de la réforme de la Constitution en 1988 quand il présidait la Chambre des députés, demande a être déchargé de ses fonctions à la Chambre et suggère au nouveau Président de représenter la Tunisie auprès de la Communauté européenne à Bruxelles, de 1988 à 1992 où il pense pouvoir être plus utile pour son pays. Son travail à Bruxelles est apprécié par beaucoup de tunisiens mais pas par l'entourage de Ben Ali. En effet les exigences que Sfar avait formulées lors du début des négociations, de l’Accord sur la Zone de libre échange et notamment le fait qu’il jugeait indispensable de faire bénéficier la Tunisie, à l'instar des pays d'Europe de l'Est, des ressources communautaires provenant des« Fonds structurels » destinées plus particulièrement au développement spécifique des régions défavorisées, paraissent à certains comme excessives et utopiques. Rachid Sfar doit donc quitter Bruxelles. On va lui confier de 1993 à 1996, la présidence d'un vague Haut Comité pour le contrôle administratif et financier qui ne dispose en réalité d’aucun vrai pouvoir d’investigation. Il est cantonné à assurer « un suivi » des correctifs qui doivent être effectués suite à des contrôles effectués par d’autres structures ne relevant pas du Haut Comité. En 1996, Sfar constatant la faible utilité de son travail demande à faire valoir ses droits à la retraite comme ancien Premier ministre pour reprendre une certaine liberté. Répondant à une simple invitation à l’ouverture du prochain congrès du RCD en 1997 il est surpris en clôture du Congrès de se voir désigné par Ben Ali parmi les membres non élus du Comité Central du RCD alors qu’il n’avait participé à aucun de ses travaux. Il y voit une manœuvre très nette de Ben Ali de neutraliser sa liberté. Sa désignation d’office comme membre de la Chambre des Conseillé procède de la même stratégie mais cette fois elle est accompagnée de menaces non voilée en cas de refus.
Rachid Sfar adresse une lettre ouverte au Président Intérimaire Foued Mbazaa pour se solidariser avec la révolution du 14 janvier 2011 en démissionnant de la Chambre des Conseillers bien avant sa dissolution. Il apprend par des amis au mois d’Aout 2010 que son nom figure dans une liste publiée par le journal de langue arabe Ecchouroukk de 65 personnalités qui auraient appelé Ben Ali à se présenter pour un nouveau mandat en 2014 alors qu’il n’avait pas achever la première année de son nouveau mandat. Rachid Sfar proteste contre cette mascarade auprès d’un des conseillés de Ben ALI et on lui fait comprendre qu’il n’est pas le seul à avoir été mis devant le fait accompli et que toute forme de démenti n’est pas de mise…..
Ses réflexions pour le XXIe siècle pour le futur de la gouvernance mondiale et l’avenir de la Tunisie et du Maghreb. À la veille du nouveau millénaire, il publie aux éditions L'Harmattan à Paris un ouvrage — Mondialisation, régulation et solidarité — prônant des réformes radicales du système de gouvernance internationale, notamment celles concernant l'ONU et le FMI, pour assurer la paix et la sécurité, humaniser la mondialisation, atténuer ses inconvénients comme la précarité et le chômage des jeunes et offrir les mêmes chances de développement pour tous les pays. Il préconise dans son ouvrage une réforme radicale de l'ONU inspirée des institutions de l'Union européenne et plaide en faveur d'une transformation du FMI pour en faire, par étapes successives, une véritable banque centrale mondiale en commençant par faire jouer aux droits de tirage spéciaux (DTS) un rôle accru.Parmi les derniers travaux effectués sous sa direction, on peut citer un volumineux rapport de réflexion prospective remis au président tunisien et relatif à la « vision sur la Tunisie du XXIe siècle » rédigé en octobre 1995 avec la participation active de plus de 1 000 cadres supérieurs et experts tunisiens dont l'ancien ministre du Plan Mustapha Zaanouni, l'ancien ministre de la Culture et ancien secrétaire général de la Ligue arabe Chedli Klibi, l'ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie Ismaïl Khelil et le professeur Salah Hannachi, ancien directeur de l'Institut tunisien d'études stratégiques, en sa qualité de rapporteur général. Sfar propose une large diffusion de ce document mais on lui refuse même sa distribution au cadres ayant participé aux travaux comme on lui refuse la constitution d’une Association tunisienne pour la vulgarisation des techniques de prospectives.
On peut citer également parmi les autres travaux qu’il a supervisés le rapport sur le « développement des investissements privés en Tunisie » élaboré en 2000 et remis aux autorités tunisiennes. Il est aidé pour ce travail, qui a duré plus de cinq mois, par de nombreux experts et personnalités de premier plan dont notamment le professeur et ancien ministre de l'Éducation Ridha Ferchiou, le professeur et ancien ministre de l'Économie Chedly Ayari et le ministre de l'Industrie Afif Chelbi (toujours en poste en juillet 2008).
À l'occasion de la création de l'Union pour la Méditerranée, il propose notamment un vaste programme d'appui à la réforme et à la mise à niveau du système éducatif et universitaire maghrébin basé sur un jumelage actif avec les établissements européens les plus performants et utilisant internet comme outil de mise en œuvre principal pour l’amélioration de la qualité des enseignements.




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Renseignements
Titre(s), Diplôme(s) :
Licence en droit et Sciences économiques Dilplôme Ecole Nationale ds Impots de Paris

Institution de travail :
4 Rue Gandhi Gammarth La MARSA TUNIS TUNISIE.

Fonction(s) actuelle(s) : Economiste, Ancien Premier Ministre de TUNISIE

Pays d'origine : Tunisie
Bibliographie
MONDIALISATION REGULATON ET SOLIDARITE
Plaidoyer pour des réformes internationales et un programme de relance économique au profit de tous les pays
Rachid Sfar
Autres parutions

Le Marché Financier Tunisien
Les réformes fiscales en Tunise
Quelle Gouvernance Mondiale pour le XXI e siècle?
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ARTICLE SUR L'INTERVENTION DE R. SFAR AU FORUM DU HCP DU MAROC
Rachid SFAR
L'économiste, mai 2005

BIEN AVANT LA CRISE FINANCIERE MONDIALE DE 2008 ON AVAIT SONNE L'ALARME
RACHID SFAR
ARTICLE PUBLIE SUR JEUNE AFRIQUE EN 1999, juillet 2002

Compléments sur l'auteur
INREVENTION COMPLÈTE DE RACHID SFAR AU FORUM MAGHREB 2030
RACHID SFAR
HCP MAROC, mai 2008

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