Yanna Dimane

" Mériem et la Nuit du Destin " est, en même temps qu'un drame vécu, un curieux conte de Ramadhan, une histoire dans l'histoire, qui oscille constamment entre le banal et le fantastique, entre le réel et l'imaginaire, entre l'érosion de l'oubli et la réviviscence des souvenirs. De quoi s'agit-il ? Il est professé, dans les sociétés musulmanes, que la vingt-septième nuit du mois sacré de ramadhan est une nuit différente des autres, encore plus sacrée que les autres. C'est la nuit où le Coran a été révélé au Prophète Mohamed, mais plus encore, et selon la croyance populaire, c'est la nuit qui va être chargée d'un pouvoir magique exceptionnel : pouvoir bénéfique si les personnes désignées par le sort en auront interprêté les signes dans un sens positif, bénéfique pour elles et leur descendance ; pouvoir maléfique si au contraire, ayant perdu la spontanéité de l'innocence, les personnes désignées par ledit sort en auront interprêté le message dans une optique défavorable.
L'héroïne, Mériem, créature humaine ni bonne, ni mauvaise, va être le centre d'évènements extraordinaires, dont elle acceptera la survenue avec un naturel déroutant. Mériem est jeune, belle d'une beauté remarquable ; elle est adorée, adulée par un époux très épris d'elle. Mais une nuit, la vingt-septième nuit du mois de ramadhan, elle va, par une interprêtation hâtive, erronée, d'un fait visuel inquiétant, appeler sur elle les foudres du ciel. Sa vie va basculer dans le malheur.
Le plus extraordinaire de cette histoire, c'est que rien, hormis certains détails nécessaires à la narration et à la compréhension des faits, n'a été inventé : c'est ce qui fait de « Mériem et la Nuit du Destin » un livre fort, particulier. Les « Contes des Mille et une Nuits », dont il pourrait se rapprocher, sont le fait de l'imagination du conteur, tandis que là, tout se mèle, tout s'emmêle.
Par ailleurs, le livre nous donne un aperçu de la vie dans l'Algérie des années cinquante, à travers le regard de trois petites filles, chacune d'elle portant en germe le futur du pays et le leur en filigrane.

Née en Algérie, Yanna DIMANE ( pseudonyme ) y a vécu les années roses, puis le temps de la remise en question brutale. Acculée à l'exil par la force de la bêtise et de la méchanceté, dépossédée de ses rêves et de ses biens, elle est installée en France d'où elle a pu jeter un regard lucide autant sur elle-même, que sur la société d'origine qu'elle continue à aimer de toute la force de son attachement déçu. Du fait de cette situation particulière, et compte tenu des sentiments contradictoires qu'elle nourrit, d'une part, à l'encontre de ceux qui ont été à l'origine de ses déconvenues et de la population algérienne —combien héroïque et méritoire à ses yeux— et d'autre part, à l'égard du pays d'accueil et de ses valeurs, encore récemment affirmées, le regard qu'elle porte sur les choses et les gens s'étend bien au-delà de son Algérie natale.
Yanna DIMANE s'adonne à l'écriture.
Sa préoccupation essentielle reste le combat pour la justice, la justice sous toutes ses formes, sur le plan social et sur le plan politique, sur le plan interne et dans la sphère internationale. Ses écrits, dont certains ne sont pas encore publiés, sont imprégnés de ce sentiment qui l'habite en permanence et qu'elle défend de toutes ses forces.

Renseignements

Titre(s), Diplôme(s) :
Diplômées d'études supérieures (Droit)

Fonction(s) actuelle(s) : Ecrivain(e)

Bibliographie

Autres parutions

- « Profession : Algérienne - Rêves de sable » - Lacour éditeur - ( Nîmes - 1999 ).
- « Zineb ou ... Curieux journal d'un instituteur rural » - Barzakh éditeur - (Hydra - Alger - 2003 ).
Ouvrages en attente de publication :
- « Un été lumineux » ;
- « Maria, ouvrière d'usine » ;
- « Vol sidéral de deux tourterelles apaisées » ;
- « Un aller simple pour l'exil » ;
- « La vie après Taïma » ( en préparation ).