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AIMÉ CÉSAIRE: DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS AU PARTI PROGRESSISTE MARTINIQUAIS

Camille Darsières

revue d'origine de cet article : Itinéraires et Contacts de cultures 25

Date de publication : avril 2006
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Rien ne semblait inciter Aimé Césaire à briguer des mandats électifs,
moins encore à s'inscrire au Parti communiste français. Sa préoccupation
majeure, très tôt, a été le culturel, dans un contexte qui imposa à son
tempérament la volonté d'un approfondissement de soi. Le "Qui suis-je?"
le hantait.
Une préoccupation majeure: le culturel
C'est que le Martiniquais Césaire est d'une communauté humaine très
singulière. La mutilation intellectuelle de l'esclave et de l'affranchi fut
profonde à la Martinique, comme dans toutes les sociétés de plantation. Les
maîtres entretenaient la conviction que rien de bon ne pouvait venir
d'Afiique, que le bon ne pouvait venir que d'Europe. Une illustration en est
donnée, au carnaval martiniquais: le Mardi gras, un travesti simule ce que,
depuis des siècles, l'on appelle et continue d'appeler aux Antilles le "diable
rouge". Vêtu de rouge, il a tête, queue et cornes de taureau et, sur la
poitrine, de petits miroirs. Ce diable-là, Césaire l'a rencontré en Casamance.
Seulement là-bas, le travesti est u

     
  • ISBN : 2-7475-9876-4 • avril 2006 • 16 pages
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