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L’HÉRITAGE DE DARWIN DANS LE ROMAN NÉO-VICTORIEN

Cet article est un extrait du livre suivant :
L'Héritage de Charles Darwin dans les cultures européennes


Date de publication : mai 2011
Version numérique* :
4 €
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Introduction
Le fait est désormais avéré : il y a un retour à la culture victorienne dans de
nombreux romans contemporains de langue anglaise512. Le début de ce
phénomène peut même être daté précisément : 1966, avec la publication de La
Prisonnière des Sargasses de Jean Rhys qui confère un statut de personnage à
part entière à Bertha Mason : la folle du grenier dans Jane Eyre513. Mais c’est
probablement Sarah et le lieutenant français de John Fowles514, en partie grâce
à l’adaptation cinématographique de Karel Reisz, avec Meryl Streep dans le rôle
titre, qui allait porter cette prédilection pour le passé victorien à la connaissance
d’un large public. Or, l’une des particularités du roman de Fowles est
précisément d’évoquer longuement la science à l’époque victorienne. L’action
se situe entre 1867 et 1869, à peine dix ans après la publication de L’Origine
des espèces, et elle se met en place à Lyme Regis, Devon, petite ville côtière
connue pour son liais bleu, un calcaire très fossilifère. C’est d’ailleurs sur une
plage de Lyme Regis qu’une certaine Mary Anning tomba presque par hasard
sur les ossements d’un ichtyosaure (ichthyosaurus platyodon). Cette découverte
ne fit que confirmer la thèse de géologues, comme Lyell, d’un temps profond,
incommensurable à l’échelle de la destinée humaine, venant remettre en
question le temps mosaïque biblique, selon lequel la terre avait 6 000 ans d’âge.
Justement, la thèse de l’évolution darwinienn

     
  • ISBN : 978-2-296-55111-4 • mai 2011 • 10 pages
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