• Couverture Conclusions
  • 4eme Conclusions
Date de publication : mars 2018
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On entend souvent que la peine carcérale privative de liberté ne devrait être que la seule privation de la liberté d'aller et venir 1. Cette affirmation, qui devrait davantage être un guide qu'un dogme, est fausse par essence. Lorsqu'une personne est placée entre quatre murs, en application d'une décision pénale, de facto les liens qu'elle entretenait avec son environnement immédiat sont rompus. L'enfermement carcéral, qu'il corresponde à un placement en détention provisoire ou à l'exécution d'une peine privative de liberté, rompt les liens des personnes détenues avec leur lieu de vie, avec leur proches, famille et amis. Il faut d'ailleurs garder à l'esprit que cette rupture sociale est un élément qui participe de la fonction rétributive de cette peine particulière. Elle participe de la douleur qu'impose la peine. Il serait donc illusoire d'envisager une restauration totale ou un maintien constant des liens affectifs grâce à la mise en œuvre d'un droit aux visites des personnes incarcérées au sein de la détention.

     
  • ISBN : 978-2-343-14292-0 • mars 2018 • 13 pages
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