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CORPS IMAGINAIRES ET STÉRÉOTYPES RACIAUX/GENRÉS DANS "SALUT MON FRÈRE", DE JEAN-HUGUES MIREDIN

Karine Benac-Giroux

Pensée, pratiques et poétiques postcoloniales contemporaines
Date de publication : juillet 2018
Version numérique* :
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Dans son article "Postcolonialité : retour sur une "théorie"", Françoise Vergès (Vergès 282) insiste sur la mise en évidence par DuBois d'une "double conscience du colonisé1", laquelle crée une distanciation par rapport à soi portée par un regard essentiellement dévalorisant. Dans l'existence de Jean-Hugues Miredin, danseur et chorégraphe martiniquais2, une réminiscence de cette "double conscience" semble avoir émergé à la suite d'un long séjour de seize ans au Danemark, où pour la première fois il a vécu de l'intérieur l'expérience décrite par Frantz Fanon de se voir comme "noir". Cette expérience, un autre séjour de dix ans aux États-Unis où il était contraint de jouer, en tant que danseur noir, des rôles très stéréotypés, ainsi que son intérêt pour l'histoire de la Martinique et les traces laissées par l'héritage colonial l'ont conduit à concevoir des pièces pour des interprètes noirs, notamment "Salut mon frère" (pièce créée en juillet 2012, interprètes Jean-Hugues Mirédin et Laurent Troudart) et "Tu ne dis rien moi non plus" (création décembre 2013, interprètes Laurent Troudart, Flexx Vaillent et Hendry Leton).

     
  • ISBN : 978-2-343-15192-2 • juillet 2018 • 10 pages
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