• Couverture L'Art Brut et les esthétiques du corps
  • 4eme L'Art Brut et les esthétiques du corps

L'ART BRUT ET LES ESTHÉTIQUES DU CORPS

Nanta Novello Paglianti

Cet article est un extrait du livre suivant :
Le corps communicant


Date de publication : janvier 2008
Version numérique* :
4 €
* Nos versions numériques sont compatibles avec l'ensemble des liseuses et lecteurs du marché.

1. Quel art pour quel corps? "C'est bien la perte de la chair du monde qui pousse le sujet à se soucier de son corps pour donner chair à son existence" (D. LE BRETON, 1990, 163). Cette phrase de D. Le Breton met l'accent sur le surplus du corps, sur cet excès qu'on n'arrive pas à effacer. Notre époque, de l' après-guerre jusqu'à nos jours, a présenté différentes conceptions du corps. Une époque qui a produit et dicté ses lois, ses symboles que l'univers de l'art a bien su exprimer. En effet il existe "un lien entre lesformes de la vie sociale et les styles" (M. SCHAPIRO, 1987,81). Ces mots de Shapiro montrent le lien strict qui rapproche l'homme à ses productions artistiques. Peut-être ne s'agit-il pas simplement d'une nuance de perspectives, subjectives ou objectives, qualitatives ou quantitatives, mais d'une production symbolique commune que les producteurs mêmes ne reconnaissent guère. Un effacement de signes qui fait dire à D. LE BRETON (1990, 91) : "La profusion des images actuelles du corps n'est pas sans évoquer le corps morcelé du schizophrène. L'acteur a rarement une image cohérente de son corps, il transforme celui-ci en un tissu bariolé de références diverses. Sa liberté d'individu, sa créativité se nourrissent de ces incertitudes, de la permanente recherche d'un corps perdu, qui est en fait celle d'une communauté perdue". Les exemples à ce propos ne manquent pas.

     
  • ISBN : 978-2-296-04597-2 • janvier 2008 • 21 pages
  • Télécharger les fichiers de couverture : rectoverso