• Couverture
  • 4eme

Michèle Benhaim, Jean-Jacques Rassial

L'adolescente
Date de publication : janvier 2008
Version numérique* :
3 €
* Nos versions numériques sont compatibles avec l'ensemble des liseuses et lecteurs du marché.

Comme le soulignait Simone de Beauvoir, le travail psychique à accomplir par I'homme se redouble d'une difficulté supplémen- taire, d'un "travail en plus" chez la femme. Ce point s'origine dans l'adolescence. L'Œdipe nécessite, certes, que les interdits (inceste et meurtre) soient acceptés, subjectivés; mais la condition de cette subjectivation repose sur une "promesse" relative à la jouissance. L'Œdipe se formule, en effet, dans le registre d'une promesse: il est exigé de l'enfant, garçon ou fille, de renoncer à la jouissance, d'abord à la jouissance symbiotique avec la mère qui cesse avec la fin de la "préoccupation mater- nelle primaire", et dont le baby blues avait déjà marqué un point d'arrêt. L'enfant est en mesure d'accepter cet interdit pour deux raisons. Winnicott avance la première: l'enfant ne peut pas faire autrement. À l'adolescence, il pourra faire autrement, la puberté lui en aura donné les moyens et relancera, par là même, la question de l'inceste maternel et du meurtre paternel. La deuxième raison inscrit une temporalité, fait appel à une nouvelle temporalisation, un "détour", dirait Wallon: l'enfant accepte parce qu'il lui est fait une promesse de jouissance ulté- rieure : "quand il sera grand", il pourra avoir accès, non pas à cette jouissance-là, mais à une jouissance de même poids.

     
  • ISBN : 978-2-296-04893-5 • janvier 2008 • 12 pages
  • Télécharger les fichiers de couverture : rectoverso