• Couverture LA VIOLENCE EN HAÏTI: PERMANENCES ET MUTATIONS
  • 4eme LA VIOLENCE EN HAÏTI: PERMANENCES ET MUTATIONS

LA VIOLENCE EN HAÏTI: PERMANENCES ET MUTATIONS

Marie Judith Pierre-Lominy

SAUSSURE : LA LANGUE ET SA REPRÉSENTATION
Date de publication : 2001
Version numérique* :
3 €
* Nos versions numériques sont compatibles avec l'ensemble des liseuses et lecteurs du marché.

Par violence, on entend tout acte contraignant autrui à agir dans un sens contraire à sa volonté, ou portant atteinte à son intégrité physique et/ou morale. On peut distinguer deux types de violence: (i) une violence ritualisée qui est une modalité de la civilité ou un instrument d'auto-justice; (ii) une violence criminelle qui est une action qui vise la prédation et/ou la mort de la victime. Le rapport à la violence change selon l'époque et la sensibilité qui y est liée. De nos jours, la violence fait l'objet d'une réaction de réprobation générale, telle n'est pas toujours été le cas. Historiquement, elle était comme un ensemble de pratiques objectives comprises ou tolérées dans les sphères religieuses et politiques. Certains peuples, tels que les Gaulois, les Carthaginois et les Egyptiens, considéraient les sacrifices humains comme un acte de piété aux dieux immortelsI. Chez les Malais tout meurtrier, sûr d'être assassiné par les parents ou les amis de la victime, se laissait aller dans sa fureur, blessant et tuant tout ce qu'il croisait sur son passage2. Chez les Germains, l'usage de la violence était considéré comme un moyen légitime pour réparer l'outrage d'autrui et sauver son honneur ou celui de ses proches ainsi souillé. Cependant au fil du temps, la violence en tant que telle allait être tout simplement limitée par l'institution d'autres substituts: Tel que le don d'une certaine quantité de bétails à la famille de la victime pour expier I'homicide.

     
  • ISBN : 2-7384-6043-7 • 2001 • 14 pages
  • Télécharger les fichiers de couverture : rectoverso