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Les profondeurs de l'Albanie

Dans "Il y a une jolie fleur non loin de Tirana", "je voulais
imbriquer plusieurs thématiques qui m'importent : la violence exercée sur une femme, la problématique des Roms
partout victimes de discrimination, le trafic légal des déchets, et l'espoir de l'exil", explique Philippe Cuisset.
Comme dans ses deux précédents romans, Philippe Cuisset a choisi un personnage principal féminin. Pas une
victime. Une combattante. "Les femmes sont plus souvent victimes de violence, c'est une réalité et une expérience vécue sur les camps où elles sont vraiment en danger,
et en même temps, je suis toujours frappé par le courage
qu'elles ont de partir avec leurs enfants. Ce courage
insensé, mêlé à une détresse incroyable, m'impressionne
énormément", confie l'écrivain.
"Et puis l'une des altérités les plus profondes qui soit,
c'est celle de la différence de sexe, et donc ça m'oblige à
essayer de comprendre l'individu. Ce qui m'intéresse en
tant qu'écrivain, c'est de me mettre en retrait, de ne pas
venir avec mes certitudes ou mes expériences, mais de
me projeter dans un personnage étranger dans le sens le
plus fort du terme."
Valérie SUSSET
/ "Il y a une jolie fleur non loin de Tirana",
de Philippe Cuisset. 170 pages. 19,50 €. Ed. Elyzad.
Nouvelle pépite des indispensables éditions Elyzad, le quatrième
roman du Rémois Philippe Cuisset nous plonge dans les profondeurs
de l' Albanie, où une jolie fleur éclôt sur une montagne de déchets.
Depuis 2017, l'écrivain Philippe Cuisset
est aussi en tournée
avec les Vagabonds, un groupe
qu'il a créé à Reims avec des musiciens
notamment albanais, pour jouer partout
la musique des Balkans au profit
des réfugiés
l

Valérie Susset

VOSGES MATIN.

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