IMAGINAIRES DE L'ÂME

Sous la direction de Georges BERTIN

revue : Cahiers de l'Imaginaire n°12


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Si la démarche de Gilbert Durand s'applique à la mise en évidence d'invariants - même s'ils jouent un rôle dynamique - aux niveaux de l'individu, du groupe, des sociétés et du cosmique, la réflexion de Cornelius Castoriadis, notamment formulé dans son ouvrage de références l'Institution Imaginaire de la Société, vient la compléter en inscrivant l'anthropologie dans une perspective historique- critique. Pour Castoriadis, en effet, tout symbolisme et diacritique et agit par différence. Posant l'indépendance du symbolisme à l'égard de la fonctionnalité (un rituel n'est pas une affaire rationnelle et tout ce dont, par exemple, s'empare le sacré et également sacré), il estime que le symbolisme n'est ni totalement neutre, ni totalement adéquate parce qu'il ne peut prendre ses signes n'importe où, ni choisir n'importe quels signes. C'est la société qui, selon lui, constitue chaque fois son ordre symbolique dans un sens tout autre que l'individu peut le faire et cette constitution n'est pas libre, tout symbolisme s'édifiant sur les ruines des édifices symboliques précédents et utilisant leurs matériaux. Ainsi, Lénine, lorsqu'il crée les Soviets, en dépit de sa propre visée (révolutionnaire),va utiliser une forme institutionnelle déjà là, dans l'histoire, l'appareil administratif, et va se trouver dans le paradoxe de vouloir dire des choses nouvelles mais sur la base de/et avec des structures anciennes. Castoriadis va dès lors chercher à lire l'imaginaire à l'œuvre dans les sociétés sur la base d'un double repérage.

  • Date de publication : 1996
  • 160 pages
  • ISBN : 2-7384-2022-X
  • EAN13 : 9782738420220
  • (Imprimé en France)

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