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LES PARLERS HYBRIDES EN AFRIQUE : UN MOYEN DE PRESERVATION DE LA DIVERSITE LINGUISTIQUE

Universités francophones et diversité linguistique
Date de publication : mai 2010
Version numérique* :
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La diversité linguistique se trouve menacée, on le sait, et l'Afrique est
avec l'Océanie le continent qui est le plus frappé par l'étiolement et la
disparition des langues. Dans le cas précis du Cameroun qui est à cet égard
emblématique de la situation africaine, Zachée Denis Bitjaa Kody (2004)
faisait un bilan et une prospective extrêmement pessimistes sur la faible
viabilité de nombreuses langues camerounaises. S'appuyant sur une
argumentation précise, il estimait à 19 les langues mortes entre 1983 (date
de publication du premier Atlas linguistique du Cameroun) et 2004, et selon
lui 78 langues camerounaises étaient en voie d'extinction, 86 en grand
danger de disparition, 81 en danger notable et 16 en danger limité de
disparition. Pour lui, les deux langues officielles ne couraient aucun risque
et trois langues camerounaises seulement (fulfulde, beti-fang et pidginenglish)
entraient dans la catégorie des "langues à protection presque
assurée". Hagège (2000 : 9) n'était guère plus optimiste, lui qui estimait
qu' "il meurt environ 25 langues chaque année" et que "dans cent ans si
rien ne change, la moitié [des 5000 langues du monde] seront mortes"66.
Ce n'est pas ici le lieu d'analyser les causes nombreuses des ces
phénomènes d'attrition linguistique : la mondialisation, en multipliant les
échanges de marchandises, de populations, de technologies

     
  • ISBN : 978-2-296-11851-5 • mai 2010 • 14 pages
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