Hommages

C'est comme un journal intime, le récit de la lente cicatrisation d'une blessure dont on sait d'avance qu'elle demeurera inguérissable

Danièle MASSARDI a connu le plus grand malheur que puisse connaître une mère. Sa fille Angélique est morte à l'âge de quatre ans d'un mal foudroyant. Ce jour-là, tout a basculé et pourtant, il a fallu résister, faire face à la douleur, aux contradictions, aux doutes, au questionnement lancinant : Pourquoi ? et subir les paroles amères, doucereuses, qui se veulent consolatrices, parfois mal venues…

Témoignage émouvant, poignant, que nous livre l'auteur, dans une écriture à la fois spontanée et maîtrisée, jamais résignée cependant. Car au-delà de sa souffrance, Danièle MASSARDI nous fait découvrir la suprême valeur de la vie et lorsqu'elle évoque la naissance de sa seconde fille, une phrase résume bien cette réalité : "il y a le souvenir d'Angélique… et puis il y a Aurore". L'amour maternel n'a pas de limites ni d'exclusivité chez une vraie maman qui trouve dans la maternité sa raison d'être.

Nous vivons le drame de la mort d'Angélique de l'intérieur, avec ses heures déchirantes, et le courage des personnes qui savent aider la famille dans le malheur. Bien sûr, il y a aussi les hypocrites, les méchants, les inconscients qui s'appliquent à élargir la plaie par des propos inconvenants, les gaffes des inconnus qui croient bien faire alors qu'ils humilient, affligent, culpabilisent la femme meurtrie dans sa chair.

Claude Cagnasso
octobre 2007


L'une des leçons de ce livre, par delà l'émotion qu'il apporte, est que le malheur n'est pas contagieux et que le plus important, pour secourir ceux qu'il frappe, n'est pas de se lamenter avec eux, de les plaindre ou de garder un silence glacial, mais bien de les écouter, d'être présent à leurs côtés, et de vivre avec eux "la vie jusqu'à la dernière goutte".

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