Notes de lecture

SA DEUXIEME PATRIE : L'ARMENIE !

(Article sur le livre par Hovik Vardoumian, écrivain arménien, Գրական թերթ, n° 36 (2955) : "Նրա երկրորդ հայրենիքը" / Journal littéraire n° 36 (2955) : "Sa deuxième patrie", (Erevan, le 24 octobre 2008), p. 6.)
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Dernièrement, sur la table des nouveautés est apparu le recueil arménien des textes poétiques du poète français Serge Venturini, traduits par Benjamin Tchavouchian et Elisabeth Mouradian.

Qui est Serge Venturini ? Il est né en 1955 à Paris. Sa mère est Toscane, son père est Corse. Après ses études universitaires, il beaucoup voyagé et il est arrivé en Arménie en qualité de "Lecteur de français" à l'Institut des langues étrangères de Brioussov. Très vite, il tombe amoureux du peuple arménien, de l'Arménie, il épouse Elisabeth Mouradian. Grâce à leur travail en couple, le lecteur francophone découvre "Les odes arméniennes de Sayat-Nova". Les poètes tels Koutchak, Tcharents et Parouir Sévak ont influencé en profondeur l'univers poétique de Serge Venturini.

Serge Venturini est l'auteur de plusieurs recueils poétiques, en France : un poète d'avenir, connu, inventeur. Le poète contemporain français Geneviève Clancy nomme sa poésie une flèche lancée de la part d'un archer empli de tensions et sensations de l'art poétique. Les quatre éléments de la nature ― la terre, l'air, l'eau et notamment le feu, forment son univers. Il voit et entend ce que les autres ne voient pas : l'incroyable.

L'amour du poète, Serge Venturini, pour le peuple arménien et l'Arménie n'est pas quelque chose d'abstrait. Pendant le tremblement de terre, il se dépêcha sur place ― Leninakan et Spitak, collabora avec des sauveteurs français et italiens venus à l'aide d'urgence. Ce créateur n'arrive pas à oublier la tragédie des villes et villages réduits en ruines. Un grande partie des textes présents dans ce recueil comme "Sans sang rien perdre", "La pomme Arménie", "Fantômes vivants", "Arménie sacrifiée, Arménie résistante", "Au pays des pierres" et d'autres, ont été écrits à Érevan, Léninakan, Achtarak, Ayrivank, Vordjaberd et ils sont dédiés, avec amour et douleur, à sa grande vénération, à sa deuxième patrie.

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