PIERRE POMMIER
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PESSAC, JEAN-EUSTACHE. Mardi 12 janvier 2010, soirée consacrée à Pierre Pommier, universitaire, cinéaste et désormais romancier

Un humaniste à l'affiche
Pierre Pommier sera présent mardi au Jean-Eustache.  (PHOTO W. D.)
Pierre Pommier sera présent mardi au Jean-Eustache. (PHOTO W. D.)

Pierre Pommier écrit à la bougie. Ses personnages sont du même acabit : son héros Jovis superpose ses deux mains en rond devant son oeil et il prétend que ça fait une longue-vue, « un capteur de vie ». « La bougie, ça vacille, ça vit », s'obstine l'auteur. Pourtant, il a déjà vu un ordinateur. Il prétend même qu'il sait taper sur les touches : « Ce n'est pas un manuscrit que j'ai envoyé aux éditions l'Harmattan, mais un tapuscrit. » Et pour un coup d'essai, « Jovis », son premier roman, a trouvé preneur.

Il pose ses valeurs

Pas étonnant, car il se dégage de ses mots un langage qui va droit au coeur. Dès les premières pages, il pose ses valeurs : « Les deux bienfaits de la vie sont l'humour et le sourire. Les deux méfaits sont le pouvoir et l'argent. »

Ceux qui connaissent Pierre Pommier ne seront pas surpris. Et ceux qui ne le connaissent pas vont pouvoir se rattraper. Le cinéma Jean-Eustache lui consacre une soirée, demain (1) : lecture d'extraits de Jovis et projection de quatre de ses documentaires.

Pierre Pommier, maître de conférence en sciences de l'information et de la communication à l'Université Michel-de-Montaigne, a pu faire du cinéma pour son plaisir et le nôtre, sans autres contraintes que celles de son Eclair Coutant 16 mm, sa caméra fétiche, son « capteur de vie ».

Elle a imprimé le regard attentionné, délicat et plein d'empathie de Pierre Pommier pour son prochain. Ses images sont aussi bien ancrées dans des terres, bordelaises, africaines ou autres...

Brouette-école

Sur les dizaines de films qu'il a réalisés, Pierre Pommier en a choisi quatre. Dans « La vigne de Montgirard » plantée à Cénac, « Voix sauvages », sur la tribu Lubat d'Uzeste, on retrouve sa passion pour le terroir du sud-ouest. Départ pour l'Afrique à bord de « Transes Congo express ». Une Afrique qui n'est pas étrangère à Bordeaux, avec « Sucre noir » qui aborde le thème du commerce triangulaire.

Thomas, petit-fils de Jovis et initié par lui aux regards tendrement déformants, met ses pas dans ceux de Pierre... ou l'inverse, à travers son parcours de journaliste : « Il y a une part d'autobiographie », confirme l'auteur. Mais le héros a encore du chemin à parcourir pour rattraper le maître, lui-même devenu un grand-père à la Jovis qui adore cultiver son jardin : « Chez moi, à Pessac, je fais passer le permis brouette à mes petits enfants. »

Les pieds dans la terre, toujours, la tête dans les nuages et la discipline d'un ascète : « Je me lève à 6 heures pour écrire. Je commence par le rituel de la bougie. J'écris parfois aussi le soir. Souvent je me couche et je suis très content de moi. Mais quand je me relis le lendemain, en général, je mets tout à la poubelle. »

L'amour du silence

Donc, le deuxième roman est en préparation. Il y sera question d'Espagne et d'une femme remontant la mémoire de la guerre civile : « L'histoire d'un enfermement progressif, à partir d'un secret. »

Plus Pierre Pommier écrit, plus il s'avance vers le silence. Il voudrait lui consacrer son énième roman. Un silence réfléchi qui se mire dans la flamme vibrante de la bougie, ce silence qui ponctue la palabre, comme son double souligne la musique.

Auteur : WILLY DALLAY
w.dallay@sudouest.com


LA MINI-GAZETTE du CINEMA JEAN-EUSTACHE

HOMMAGE à Pierre POMMIER

Mardi 12 janvier 2010 à 19 heures

 

Qui-ce ? Qu’où-ce ? Qu’est-ce ?

Un respectable universitaire qui fait son cinéma

Un professionnel du 7e art qui dit « action » à son stylo

Un novice de l’écriture, un Jovis de belle stature

Un poète, cheminant, d’une gaieté primesautière

Un humoriste qui adore faire des blagues de potache

Un homme enfin, spontané, enjoué, spirituel, chaleureux

Cet humaniste, c’est Pierre Pommier

                                           Jean-Louis et Marie-José Guénant

A l’occasion de la parution de son roman JOVIS, le Jean-Eustache de Pessac rend hommage à l’un de ses plus fidèles amis et spectateurs, à travers un programme de ses documentaires accompagnés de quelques lectures de JOVIS.

 Transes Congo Express (10 min, vidéo). Reportage à bord du train Soleil Congo-Océan entre Pointe Noire et Brazaville. Avec le griot Clotaire Douley.

La vigne de Montgirard (26 minutes, 16 mm.). La vie au fil des jours au cours de l’année 1977 à Cénac, village proche de Bordeaux. A la manière de Jean Eustache dans LA ROSIERE, Pierre Pommier saisit avec précision et empathie les rituels d’un village, du loto à la cérémonie du 11 novembre, du conseil municipal aux périples du bus scolaire.

 Voix sauvages (26 minutes, vidéo). Chronique croisée du village d’Uzeste et de la compagnie Bernard Lubat au printemps. Le printemps dans le village, dans les maisons, dans la campagne, dans les cœurs et les gosiers. Avec la participation de Patrick Auzier, François Corneloup, Bernard Lubat, André Minvielle Jean Vautrin…

Sucre noir (26 minutes, super 16). L’itinéraire de l’esclave « La Fleur », arraché à sa brousse sénégalaise, enfermé dans une esclaverie de Gorée, embarqué à bord d’un bateau négrier, vendu aux enchères en Guadeloupe.

A PROPOS DE JOVIS. Ed. L’Harmattan-2009. Loin des jabotages des JT et des hourvaris du monde moderne, Pierre Pommier rend hommage à la figure bonhomme et épicurienne de son grand-père Jovis. Phare existentiel, il est le point de départ de ce premier roman. Pierre Pommier giberne dans ses souvenirs et ses « vues » pour brosser une autobiographie en forme de pérégrinations géographiques, sentimentales et…gastronomiques. De Mikonos à Gorée, des Pyrénées à l’Entre-Deux-Mers en passant par le Larzac, à la manière d’un Jacques Tati des années 2000, il chante l’Oussouet comme il s’emballe pour les passagers du tram…Poète pointilliste, il sait jeter sur la page des impressions de soleil comme il sait faire monter la saveur d’une tarte aux myrtilles d’entre les lignes. Jusqu’à faire chantonner avec bonheur le gave de sa vie de gascon.

             François Aymé, directeur général du cinéma Jean-Eustache

 



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