Le projet "BURGUND" (1940)
Expulsion des Franc-Comtois... remplacés par des Sud-Tyroliens !

Bernard BELIN

Nous sommes en 1940 ! Le projet Burgund envisage l'expulsion d'une partie de la population franc-comtoise...
Le projet Burgund a été révélé en 1985 - dans son ouvrage Umsiedlung Südtirol 1939-1940 - par Karl STUHLPFARRER, Assistant à l'Institut d'Histoire contemporaine de l'Université de Vienne, actuellement Professeur à l'Institut d'Histoire de l'Université de Klagenfurt.(1)
"Il ne semble pas que [le projet Burgund] soit parvenu à la connaissance de la population comtoise, ni à l'époque, ni de nos jours", commente Joseph ROVAN en 1988. Il nous paraît qu'en 2009 il en est encore pratiquement ainsi.

Avec le projet Burgund il est question à la fois... de la Franche-Comté... et du Südtirol (Tyrol du Sud), actuelle Province autonome de Bolzano, au Nord de l'Italie, région frontalière avec l'Autriche, au Sud du col du Brenner.
L'idée du projet Burgund - envisagé par les dirigeants nazis - trouve sa source en 1919 avec le traité de Saint Germain-en-Laye. En application de celui-ci l'Autriche est amputée du Südtirol (lié jusqu'alors au Tyrol autrichien au Nord) à majorité germanophone et du Trentino qui sont rattachés à l'Italie.
Trentino et Südtirol correspondent à l'actuelle Région autonome Trentin-Haut Adige (Trentino-Alto Adigo / Trient-Südtirol).
Le Südtirol est alors peuplé de 200 000 germanophones et 90 000 italophones. (Et quelques milliers d'habitants de certaines vallées du nord parlant le "ladin", langue voisine du romanche, proches des germanophones).
A partir de 1922, le Südtirol - devenu Alto Adige (Haut-Adige) - fait l'objet d'une campagne d'italianisation orchestrée par le régime fasciste mussolinien : usage généralisé de la langue italienne et interdiction de la langue allemande, italianisation des noms de lieux (Bozen devient Bolzano, Brixen : Bressanone, Sterzing : Vipiteno, Brüneck : Brunico, Meran : Merano, etc.), immigration favorisée depuis les régions du Sud de l'Italie, italianisation de certains noms de familles et interdiction des prénoms allemands, noms allemands rayés des tombes, etc.
Cette situation est évidemment source de tensions et de conflits entre les deux ethnies.
Pour l'Allemagne nazie les südtiroler germanophones, attachés à leur sol et à leurs traditions, apparaissent comme le symbole des diverses minorités germaniques à l'étranger (Volksdeutsche) "menacées dans leur intégrité culturelle, voire physique" : Sudètes de Bohême et Moravie, Allemands des Carpathes (Tchéco-Slovaquie), colonies allemandes de Banat (Roumanie), de Bessarabie (Ukraine), de la Volga (Russie), etc.
En dépit de ses objectifs pangermanistes (hégémonistes et expansionnistes), Hitler sacrifie à l'alliance avec l'Italie faschiste de Mussolini et ne revendique pas le territoire du Südtirol.
En 1939 les Tyroliens du Sud de langue allemande obtiennent le "droit d'opter en faveur du Reich en emportant leurs meubles et en recevant une indemnisation intégrale des autorités italiennes".
Parallèlement - "les populations [étant pour Hitler et le nazisme] des objets qu'on déplace comme du bétail" - le transfert autoritaire de la minorité germanique sud-tyrolienne est envisagé.
Les Süd-Tyroliens germanophones se divisent d'une part en opposants à un tel transfert - d'aucuns étaient "opposés à l'idée d'occuper un pays dont les possesseurs auraient été chassés" / nombre d'entre eux seront ultérieurement déportés en camps de concentration - et d'autre part en optants en faveur de la solution décidée par Hitler. S'instaure une "véritable guerre civile morale".
Pour convaincre les Süd-Tyroliens les nazis firent publier la "promesse qu'ils resteraient tous ensemble dans un nouveau pays" où ils retrouveraient la montagne, le même climat et la possibilité de poursuivre leurs activités (agriculture, viticulture, élevage).
Il restait à "conquérir le pays idoine et en chasser les habitants" !
Parmi divers projets : le projet "BURGUND" !
13 juin 1940. Le projet Burgund est évoqué par le Reichsführer S.S. Heinrich Himmler à Coblence devant le Haut commandement allemand.
L'idée de la SS est de "créer un "État" burgund autonome au sein du Reich" englobant en partie la Franche-Comté. Le territoire devra être à cette fin conquis par la Wehrmacht.
L'Office des affaires étrangères (Auswärtige Amt) allemand - anticipant la campagne de France - considère que "si le peuple allemand a fait le sacrifice, pour mettre définitivement fin aux tensions sur la frontière germano-italienne, de retirer son ethnie de la région au sud du Brenner [Südtirol], une exigence correspondante pourra être adressée de meilleur droit encore au peuple français battu en rase campagne".
Il est prévu un rapide transfert des populations, vallée après vallée, village après village. Ce transfert, prévu à travers l'Autriche et la Suisse, devrait être achevé au printemps 1941.
18 juin 1940. Lors de sa rencontre avec Mussolini à Munich, Hitler l'informe que "les sud-tyroliens se verraient attribuer comme nouvelle Heimat [patrie] la Franche-Comté".
10 juillet 1940. un mémorandum du Commissariat du Reich pour la Consolidation de l'ethnie allemande (Reichskommissar für die Festigung des deutschen Volkstums) - placé sous l'autorité de Himmler - note que "la Franche-Comté doit être regardée comme une région idéale pour l'établissement du groupe ethnique sud-tyrolien".
Le nombre d'optants sud-tyroliens étant estimé à "guère plus de 150 000", les minorités et colonies allemandes du Sud de la Russie et de certaines régions de Roumanie pourraient aussi être appelées à repeupler Burgund.
Le Commissariat du Reich exercerait l'autorité de cette "enclave SS dans la Franche-Comté occupée" et "disposerait des biens de la population autochtone [environ 480.000 personnes] déjà partie [nous sommes en plein exode] ou à faire partir".
"L'indemnisation due aux optants par l'Etat italien serait transférée à la charge des autorités françaises qui auraient, elles, à indemniser les populations comtoises expulsées".
Karl STUHLPFARRER n'apporte pas de précisions quant au devenir de la population Franc-Comtoise.(2)
18 juillet 1940. Himmler reçoit Peter Hofer, le responsable de la Communauté de travail des optants en faveur de l'Allemagne (Arbeitsgemeinschaft der Optenten für Deutschland / ADO), à Berlin, et lui assure que Hitler lui-même a attribué la Franche-Comté aux sud-Tyroliens.
Les villes et villages franc-comtois prendraient les noms allemands des villes et villages abandonnés du Sud-Tyrol : Besançon deviendrait : Bozen, Dôle : Brixen, Pontarlier : Bruneck. Les limites du territoire ne sont pas encore fixées et il est même envisagé que Chalons-sur-Saône devienne Meran et Auxonne : Sterzing.(3)
19 juillet / 23 juillet 1940. Peter Hofer et un groupe de responsables sud-tyroliens effectuent un voyage de reconnaissance - les conduisant notamment à Belfort, Montbéliard, Dôle et Dijon - au terme duquel sont proposés à Himmler plusieurs projets de tracés de la limite occidentale du futur "Sud-Tyrol franc-comtois" destinés à être soumis à Hitler.
27 juillet 1940. un projet détaillé d'ordonnance sur l'établissement du groupe ethnique est élaboré par le Commissariat du Reich. Y sont apportées certaines précisions concernant "les limites du territoire autonome, son inclusion dans le Reich, l'évacuation et l'expropriation de la population". Et le repeuplement par des sud-tyroliens, et éventuellement d'autres minorités allemandes.
Est envisagée la constitution de la Burgund consistant en un territoire - d'une superficie d'environ 9500 m2 - recouvrant la presque totalité du Doubs et une partie des départements du Jura, de la Côte d'Or, de la Haute-Saône et de la Saône-et-Loire.(4)
Il est fait état - outre les activités agricoles - du tourisme, des lieux de villégiature dans le Jura et dans le Haut-Doubs autour de Pontarlier, et du thermalisme à Plombières, Luxeuil, Salins, Lons-le-Saunier.
La capitale du territoire aurait pu être Besançon devenant Bozen (voire Dôle - que visita Himmler - devenant Brixen ?).
13 août / 14 septembre 1940. En vue de construire en Franche-Comté une "société modèle selon les idéaux nationaux-socialistes", 450 responsables désignés par Peter Hofer et la Communauté de travail des optants en faveur de l'Allemagne reçoivent une formation politique à l'Ecole de cadres centrale des SS, à Sonthofen, dans l'Allgäu (Bavière méridionale).
Fin 1940. Bien que les préparatifs aient continué et que Himmler ait informé l'ambassadeur d'Italie que le transfert allait bientôt commencer, le projet Burgund - tenu secret en France par les autoritées allemandes nazies - est abandonné.
Le fait que "certains dirigeants SS [auraient eu] tendance à considérer les Franc-comtois comme des descendants des Nibelungen, susceptibles, en restant sur place, de se regermaniser" a-t-il contribué à cet abandon ?!
Le projet Burgund est un parmi les divers projets cogités par les dirigeants nazis pour l'accueil des Sud-Tyroliens germanophones.
Préalablement, il avait été envisagé successivement que ceux-ci s'installent dans la vallée de la Warthe et dans les Beskides (Pologne), puis dans les Vosges alsaciennes où ils "pourraient renforcer et confirmer l'esprit hésitant des Alsaciens et former une solide muraille contre l'influence française".
Après l'abandon du projet Burgund il fut envisagé que les Sud-Tyroliens s'installent dans la partie méridionale de la Styrie (Autriche), puis dans une région limitrophe de la Carniole (Slovénie) et en dernier en Crimée (Ukraine).
Finalement les Süd-Tyroliens germanophones restèrent en Italie, au Südtirol devenu de nos jours la Province autonome de Bolzano (En italien : Provincia autonoma di Bolzano / En allemand : Autonome Provinz Bozen / En ladin : Provinzia autonòma de Bulsan) disposant d'une très large autonomie
et
les Franc-Comtois demeurèrent fort heureusement en Franche-Comté !
[A partir de la thèse de Karl STUHLPFARRER sur le Südtirol datant de 1985, il serait souhaitable que soit entrepris un travail de recherche - compte tenu des connaissances actuelles en matière d'archives du IIIe Reich - s'intéressant spécifiquement à ce projet Burgund ayant envisagé l'expulsion des Franc-Comtois en 1940. Ainsi d'ailleurs qu'à un autre projet inabouti lui-aussi heureusement - exposé trois ans plus tard par Himmler dans un discours en date du 5 mars 1943 - consistant à recréer l'Ancienne Bourgogne (das alte Burgund) et comprenant "die französische Schweiz, die Picardie mit Amiens, [die] Champagne mit Reims und Troyes, die Franche-Comté mit Dijon, Chalon und Nevers, Hainut und Luxemburg" (Géographiquement : un arc orienté NW / SE de l'embouchure de la Somme à la Suisse, recouvrant pour partie Picardie, Hainaut, Luxembourg, Champagne, Bourgogne, Franche-Comté et Suisse romande). Réminiscences historiques de la Très Grande Bourgogne et de la Lotharingie ?!]
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RÉFLEXIONS SUR LE PROJET "BURGUND"
par
Jean NURDIN,
Professeur émérite de civilisation allemande à l'Université de Bourgogne
L'article de Bernard BELIN (Cf. ci-dessus) au sujet de l'expulsion des Francs-Comtois au début de l'occupation est d'un intérêt historique évident. La bibliographie a le mérite de signaler diverses sources, en particulier l'ouvrage de Karl STUHLPFARRER "Umsiedlung Südtirol 1939-1940" qui a exploité les archives de Himmler.
Il est notoire que les dictateurs des régimes totalitaires n'ont pas hésité à déplacer, voire à massacrer des populations d'Europe centrale et orientale. Staline a déporté les "Allemands de la Volga" et refoulé vers l'Ouest la moitié de la Pologne, entraînant par là l'exode de 10 à 12 millions d'Allemands.
Quant à Hitler, son objectif majeur était de reprendre et d'amplifier la politique expansionniste du Reich de Guillaume II, sous une forme beaucoup plus brutale, afin d'assurer au peuple allemand un "espace vital" indispensable à son hégémonie et de regrouper en un bloc homogène la diaspora des "Volksdeutsche" (allemands de souche) disséminés à travers le continent.
Tel est le cadre général dans lequel il convient de replacer l'affaire des Tyroliens du Sud.
En dépit de l'apparence monolithique du système, la volonté politique du régime nazi n'était pas toujours univoque. Elle pouvait être velléitaire, irrésolue, confuse, soumise aux ambitions et aux conflits d'intérêts. C'est ainsi que fut envisagé successivement les transferts des Tyroliens en Pologne, en Franche-Comté, puis en Crimée.
En janvier 1940, Albrecht Haushofer, fils de Karl Haushofer, le père de la géopolitique et professeur de Rudolph Hess à Munich, déconseille le transfert des Tyroliens en Pologne. Plus tard il s'oppose même à leur implantation dans le nord de la France. Tout cela pour des raisons d'acclimatation, une population de montagnards ne pouvant pas vivre dans un pays de plaine (Cf. Conrad F. Latour : Sûdtirol und die achse Berlin-Rom 1938-1943, Deutsche Verlagsanstalt, 1962).
Il est vrai qu'à cette époque, le Ministère de l'intérieur du Reich préparait des plans pour le tracé de la future frontière occidentale de l'Allemagne. La France perdrait la Flandre, la Lorraine et l'Alsace, la Franche-Comté et une partie de la Champagne et de la Bourgogne (Cf. R. Poidevin : L'Allemagne et le monde au 20ème siècle, Masson, Paris, 1983, p. 144). Il est donc tout-à-fait concevable qu'une délégation de Tyroliens du Sud soit venue prospecter en Bourgogne-Franche Comté pendant l'été 1940.
Les autorités d'occupation ont-elles pris des mesures particulières de préparation à cet événement historique ? Apparemment pas. A ma connaissance, le seul indice d'une tentative d'assimilation des populations de nos contrées au Reich fut la campagne de presse qui, au milieu de la guerre, invitait à se faire naturaliser allemandes les personnes d'origine germanique ou parlant l'allemand ou ayant des affinités avec la culture allemande.
Certes les occupants ont certainement conscience de l'importance stratégique de la région. Ils ont donné une grande extension à la région militaire de Dijon, appelée "Militärverwaltungsbezirk C". Ils y ont installé des services de la Gestapo (Police secrète d'Etat), décision sinistre entre toutes et exceptionnelle pour une ville de province. On note par ailleurs la création en 1944 d'une délégation bourguignonne de la "Brigade d'assaut SS France" qui n'eut à peu près aucune influence. Rappelons aussi à titre documentaire, les écrits d'un curieux personnage originaire du Chalonnais et nommé Johannès Thomasset. Ses "Pages bourguignonnes" parurent en 1940 dans le périodique de la SS "Schwarzes Korps". L'auteur y prônait la germanité de la Bourgogne et de la Comté, qui devaient comme l'Alsace et la Lorraine, retourner dans le giron germanique. Thomasset fut emprisonné en 1944, mais son influence était nulle.
Il s'avère que, contrairement au séparatisme breton, les Allemands n'ont jamais encouragé un éventuel séparatisme bourguignon. Leur inclination envers les pays bourguignons avait sans doute des motivations stratégiques et économiques, mais aussi historiques et légendaires. Le discours prononcé par Himmler et cité par Bernard Belin est en l'occurrence tout-à-fait significatif. Il s'agissait bel et bien de recréer "l'Ancienne Bourgogne", celle des Grands Ducs d'Occident, et même de restaurer le Saint Empire Romain Germanique de Frédéric Barberousse.
Cette idée saugrenue n'était pas nouvelle. Elle remontait aux billevesées de pangermanistes du 19ème siècle qui, eux mêmes avaient puisé aux sources de la mythologie romantique. Car l'idéologie nazie et les doctrines antirationalistes qui l'ont précédée sont au fond une dérive extrême et effrayante de la pensée romantique.
Pour en revenir à Frédéric 1er de Hohenstaufen, que les Italiens avaient baptisé "Barbarossa", il me semble assez singulier que d'une part cet illustre Empereur ait séjourné à Dôle avec son épouse Béatrix, comtesse de Bourgogne, et qu'il existe encore une place Barberousse à l'emplacement de son château. Et que Hitler donna le nom de "Barbarossa" à son plan hallucinant de conquête de l'Est Européen. Et ici l'histoire se mêle à la légende. L'Empereur se noya en Orient en 1190 à la Troisième Croisade. Une légende populaire raconta plus tard que l'Empereur dormait dans une caverne de la Montagne du Kyffhäuser en Thuringe. Entouré de ses chevaliers, il attendait la résurrection de l'Empire. Il y a lieu de penser que pour Hitler le Troisième Reich était le successeur de Saint Empire.
Les Burgondes, eux aussi, relèvent très largement de la légende. Ce peuple germanique venu de Scandinavie a laissé fort peu de traces écrites, une seule chose est sûre, il a donné son nom à la Bourgogne. Un colloque international, réuni à Dijon par les archéologues a conclu en ce sens.
"Le nom même de la Bourgogne est un mythe", affirmait Jean-Philippe Lecat, ancien ministre et député de la Côte d'Or à un collègue au cours d'un autre colloque (Autour de l'Idée bourguignonne, de la Province à la Région et de la France à l'Europe, Conseil Régional de Bourgogne, 2 et 3 décembre 1989).
Dans une certaine mesure, le fameux projet "Burgund" émane de la fable, du mythe, de la vieille tradition du "Niebelungenlied" (Chant des Niebelungen), épopée nationale allemande du 13ème siècle, poème héroïque narrant le massacre des Rois burgondes par les Huns au temps des grandes invasions.

Bibliographie
1985. Karl STUHLPFARRER, Umsiedlung Südtirol 1939-1940, Löcker Verlag, Wien-München, 1985, 2 vol., 931 p. [p. 649-669 : Siedlungsgebiet Burgund], Bibliogr. (archives inédites répertoriées / documents, mémoires, journaux / littérature contemporaine / etc.).
1987. Joseph PINARD [Interwiev par Francis Loridan], Histoire locale / Les Nazis l'avaient décidé : le projet "Burgund" prévoyait l'expulsion des Franc-Comtois... au profit des Sud-Tyroliens, Besançon Votre Ville, n° 109, décembre 1987, 24 p. [p. 2]. 
[Préalablement publiée la même année 1987 par le quotidien L'Est Républicain sous la signature de Francis LORIDAN, l'interwiev de Joseph Pinard - lequel se réfère à Joseph ROVAN et à l'article rédigé par celui-ci pour la revue Commentaire - a été rééditée en 2007, in : Joseph PINARD, 50 Chroniques d'Histoire comtoise, 1.Vie quotidienne et événements, Editions Cêtre, 2007, 240 p. (p. 214-216)].
1988. Joseph ROVAN, Les Tyroliens en Franche-Comté, Un projet de transfert de population pendant la guerre, Commentaire, Eté 1988, Vol. 11, n° 42, p. 409-608 [p. 512-516].
[Des extraits du "Commentaire" ci-dessus ont été publiés sous la référence : Joseph ROVAN, Et les Tyroliens restèrent au Tyrol, ou un projet de transfert de population pendant la guerre, Généalogie Franc-Comtoise, Besançon, n° 86, 2e trimestre 2001, 82 p. [p. 57-59].
1988. Joseph PINARD, Une ténébreuse affaire méconnue : le projet nazi d'expulsion des Franc-Comtois pendant la dernière guerre, Mémoires de la Société d'émulation du Doubs, Nouvelle Série, n° 30, 1988, VIII-150 p.
[p. 115-132].

(1) Karl STUHLPFARRER se réfère à de nombreuses archives inédites (documents cotés) : Bundesarchiv Koblenz / National Archives Washington / Österreiches Staatsarchiv, Allgemeines Verwaltungsarchiv / Amt der Tiroler Landesregierung, Referat S, Innsbrück / Arbeitsgemeinschaft der Optanten für Deutschland / etc.
Umsiedlung Südtirol 1939-1940 - ouvrage rédigé en allemand (épuisé) que l'Univ.-Prof. Dr. Karl STUHLPFARRER a eu l'extrême obligeance de nous faire parvenir - a fait l'objet des commentaires en français de Joseph ROVAN, Professeur émérite de civilisation allemande de l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris III.
Les révélations de Karl STUHLPFARRER et les commentaires de Joseph ROVAN ont été relayés au plan franc-comtois (presse quotidienne, bulletin municipal, mémoires de société savante et chroniques d'histoire locale) par Joseph PINARD, Agrégé d'histoire, ancien député du Doubs et spécialiste de l'histoire contemporaine.
[Les citations non référencées et entre guillemets sont des traductions du texte allemand de Karl STUHLPFARRER].
(2) Selon le romancier, historien, journaliste et scénariste André BESSON - Les Maquis de Franche-Comté, France Empire, 1998, 294 p. [p. 285] - les "480.000 Français résidant dans cette zone seraient déportés dans les pays de l'Est de l'Europe pour remplacer les populations slaves massacrées" !?
(3)Karl STUHLPFARRER (p. 657) : "Besançon würde Bozen, Charlons (sic) sollte Meran, Dôle könnte Brixen, Pontarlier Bruneck und Auxonne Sterzing". Vesoul (intégré au projet Burgund ?) n'est pas cité !
(4)Karl STUHLPFARRER (p. 661) : "Es war aus nahezu dem ganzen Departement Doubs, einem Viertel der Departements Jura und Côte d'Or, einem Sechstel bzw. einem Zehntel der Departements Haute-Saône bzw. Saône bzw. Saône et Loire gebildet". (sic)


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