Pourquoi écrire ? Encore et encore… Les mots ont-ils vocation à dessiller le regard et la conscience, à initier le changement radical qu’on leur prête ? Tout au plus écrire amènera quelques aménagements à la marge, quelques virgules pour ralentir le rythme inexorable de l’Homme marqué par ses répétitions inlassables. Malgré tout, j’écrirai pour tenter d’approcher les ressorts et les enjeux de la condition humaine, car ne rien écrire et ne rien dire sont pire encore....
Pourquoi écrire ? Encore et encore… Les mots ont-ils vocation à dessiller le regard et la conscience, à initier le changement radical qu’on leur prête ? Tout au plus écrire amènera quelques aménagements à la marge, quelques virgules pour ralentir le rythme inexorable de l’Homme marqué par ses répétitions inlassables. Malgré tout, j’écrirai pour tenter d’approcher les ressorts et les enjeux de la condition humaine, car ne rien écrire et ne rien dire sont pire encore. On sait les ravages du silence. Écrire… ou les didascalies du théâtre de l’existence. Je parlerai donc de quelques signes de la déconstruction du monde occidental ; de l’Art, de la Transcendance, de la Rencontre fraternelle ou amoureuse, et de la ride gracieuse…, autant d’émergences de l’élan vital et de la pleine présence au monde, chemins de résolution, de levée de l’absurde vers un consentement apaisé à l’existence.
Christine Rebourg Roesler, née en 1955 en Touraine, France. Docteure en psychologie, elle occupera pendant vingt-cinq ans la fonction de coordinatrice d’un département de psychologie au sein d’un Centre de neurosciences appliquées à la psychiatrie, en Alsace. Par la suite, Maître de conférences à l’université de Nancy, elle assurera un enseignement universitaire en psychopathologie éclairant les deux champs diagnostique et thérapeutique. Ses publications nombreuses se situent à l’interface de la psychologie clinique et de la linguistique énonciative et pragmatique. Son intérêt pour une psychopathologie de l’énonciation lui a permis de définir par ses outils différentes formes de « subjectivités énonciatives » qui s’intègrent dans une proposition diagnostique novatrice. Aujourd’hui elle vit à Montreux en Suisse et y poursuit son activité de recherche et d’écrivaine.