Bien longtemps avant Simone de Beauvoir, Maria Deraismes (1828-1894) affirme que « l'infériorité des femmes n'est pas un fait de la nature c'est une invention humaine, une fiction sociale » (...). Cette construction, - ajoute Laurence Klejman dans sa préface - Maria Deraismes la démontre patiemment, traquant les préjugés et les preuves du détournement du droit à travers de multiples exemples, tirés de l'Histoire ou du quotidien, des pièces de théâtre ou des comptes rendus de procès. Pour se fair...
Bien longtemps avant Simone de Beauvoir, Maria Deraismes (1828-1894) affirme que « l'infériorité des femmes n'est pas un fait de la nature c'est une invention humaine, une fiction sociale » (...). Cette construction, - ajoute Laurence Klejman dans sa préface - Maria Deraismes la démontre patiemment, traquant les préjugés et les preuves du détournement du droit à travers de multiples exemples, tirés de l'Histoire ou du quotidien, des pièces de théâtre ou des comptes rendus de procès. Pour se faire, elle interroge les textes en les soumettant à sa grille de lecture féministe. L'idéologie la passionne autant que les faits et elle accompagne sa relecture historique d'une tentative d'analyse de l'imaginaire. Ainsi en vient-elle à percer la cuirasse masculine, découvrant sous les propos dominateurs l'expression d'une peur viscérale du monde féminin.