Il a fallu trop de temps au sculpteur pour briser la coquille du vide où nous flottons
Il règne dans l’atmosphère que crée l’écriture de Niculina Oprea une étrangeté qui porte le quotidien au point de non-retour où l’on vire du peu de réalité à l’essence d’un devenir. Aussi indéfini soit-il, on y va avec de l’humour dans la gibecière et le désir de palper l’envers des choses, peut-être leur âme. Ce qui fait rebondir les mots et les idées tient à ce vers : Une sauvage envie de rire me prend. Nic...
Il a fallu trop de temps au sculpteur pour briser la coquille du vide où nous flottons
Il règne dans l’atmosphère que crée l’écriture de Niculina Oprea une étrangeté qui porte le quotidien au point de non-retour où l’on vire du peu de réalité à l’essence d’un devenir. Aussi indéfini soit-il, on y va avec de l’humour dans la gibecière et le désir de palper l’envers des choses, peut-être leur âme. Ce qui fait rebondir les mots et les idées tient à ce vers : Une sauvage envie de rire me prend. Niculina puise ses forces dans l’enfance pour éviter l’encerclement par l’image conventionnelle, pour la retourner et lui donner de l’envol. Cette liberté ne se déclare pas, elle confère à la poésie sa puissance. M. Cassir
Niculina Oprea, née à Melinești (Roumanie) en 1957, est diplômée en droit et vit entre Bucarest et Timișoara. Elle a publié plusieurs recueils de poésie. Ses poèmes ont été traduits en différentes langues. À son tour, elle a traduit en roumain de nombreux poètes. Elle est membre de l’Union des écrivains roumains et du PEN Club de Roumanie.