Le portrait d’Ava Gardner, photographiée par Helmut Newton en 1984. Ce visage de la maturité d’une beauté provocante n’est visible dans aucun film. Le visage manquant. L’actrice, esprit incandescent et libre, porte en elle une dimension dont elle n’a pas la maîtrise, mais l’instinct. Le système hollywoodien, paroxysme de la violence économique et patriarcale, a restreint sa personnalité hors norme à des représentations stéréotypées. Et si tout se cachait à la surface ? L’œil de la caméra saisit ...
Le portrait d’Ava Gardner, photographiée par Helmut Newton en 1984. Ce visage de la maturité d’une beauté provocante n’est visible dans aucun film. Le visage manquant. L’actrice, esprit incandescent et libre, porte en elle une dimension dont elle n’a pas la maîtrise, mais l’instinct. Le système hollywoodien, paroxysme de la violence économique et patriarcale, a restreint sa personnalité hors norme à des représentations stéréotypées. Et si tout se cachait à la surface ? L’œil de la caméra saisit la singularité d’un être. Dans le cas d’Ava Gardner, une lumière, une puissance, qui laissent le spectateur K.-O. La pellicule a été irradiée par sa beauté exceptionnelle. Tout vient de la lumière et tout y revient. Ce texte est une restitution. Sept séquences, sept déclarations posthumes. Invitée d’honneur : Ava Gardner.
Catherine Epars est actrice, autrice, metteuse en scène. Cette Ava est son troisième roman publié dans la collection « Amarante » aux éditions L’Harmattan, après Neige blonde (2020) et Amaya. Première dame d’honneur de la reine de Saba (2013).