L’analyse de la mise en œuvre, depuis une trentaine d’années, par les juridictions constitutionnelles africaines des attributions et procédures consacrées permet de confirmer, sur fond d’effectivité et parfois loin de tout mimétisme, la contribution de ces juridictions, notamment, à la construction de la démocratie et de l’État de droit, à la protection des droits fondamentaux, à la régulation du fonctionnement des institutions, à la validation des élections politiques nationales et à l’alternan...
L’analyse de la mise en œuvre, depuis une trentaine d’années, par les juridictions constitutionnelles africaines des attributions et procédures consacrées permet de confirmer, sur fond d’effectivité et parfois loin de tout mimétisme, la contribution de ces juridictions, notamment, à la construction de la démocratie et de l’État de droit, à la protection des droits fondamentaux, à la régulation du fonctionnement des institutions, à la validation des élections politiques nationales et à l’alternance démocratique. Les fragilités des juridictions constitutionnelles, ainsi que les défis qu’elles doivent encore relever dans le contexte africain, font également l’objet d’analyses approfondies et d’un examen conséquent.
Gilles Badet, ancien secrétaire général de la Cour constitutionnelle du Bénin de 2016 à 2023, est maitre-assistant en droit public à l’Université d’Abomey-Calavi. Il a exercé comme expert constitutionnel, juridique et/ou électoral pour de nombreuses organisations internationales, entre autres, au Bénin, au Burkina Faso, à Madagascar, au Sénégal, en République centrafricaine, en Guinée, au Gabon, en République démocratique du Congo. Il est auteur d’ouvrages et d’articles, notamment en droit et contentieux constitutionnels.