Le titre de ce drame identifie son personnage principal comme un homme dont les origines « racialistes » sont à la limite de la démarcation entre les « races » noire et blanche – démarcation que divers courants de pensée et l’organisation de la vie coloniale ont cherché à imposer comme des différences « ineffaçables » afin de justifier la domination des Blancs et l’abjection des personnes d’ascendance africaine. Sa présence au centre de l’intrigue invite le lecteur-spectateur à interroger la por...
Le titre de ce drame identifie son personnage principal comme un homme dont les origines « racialistes » sont à la limite de la démarcation entre les « races » noire et blanche – démarcation que divers courants de pensée et l’organisation de la vie coloniale ont cherché à imposer comme des différences « ineffaçables » afin de justifier la domination des Blancs et l’abjection des personnes d’ascendance africaine. Sa présence au centre de l’intrigue invite le lecteur-spectateur à interroger la portée réelle de l’abolition, à reconnaître que la liberté juridique ne résout pas toutes les tensions identitaires héritées de l’esclavage.
« Il y a des sang-mêlés d’un teint aussi blanc que le nôtre, on s’y tromperait. » Plouvier, Le Sang-mêlé, Acte II, sc. 3
Barbara T. Cooper, professeur émérite à l’université du New Hampshire (U.S.A.) et spécialiste du théâtre français du XIXe siècle, poursuit son infatigable travail de réédition dans la collection « Autrement Mêmes ».