Cet ouvrage s’articule autour du droit constitutionnel général, traité dans les deux premières parties, et du droit constitutionnel guinéen, étudié de manière spécifique et chronologique dans la troisième et dernière partie. La théorie du droit constitutionnel général y est examinée sous les angles conceptuel, fonctionnel, théorique et comparatif. Elle met en lumière la théorie générale de la Constitution, envisagée comme norme fondamentale fondatrice de l’État et garantie par le juge constituti...
Cet ouvrage s’articule autour du droit constitutionnel général, traité dans les deux premières parties, et du droit constitutionnel guinéen, étudié de manière spécifique et chronologique dans la troisième et dernière partie. La théorie du droit constitutionnel général y est examinée sous les angles conceptuel, fonctionnel, théorique et comparatif. Elle met en lumière la théorie générale de la Constitution, envisagée comme norme fondamentale fondatrice de l’État et garantie par le juge constitutionnel, ainsi que la théorie générale de l’État, dans ses différentes conceptions et manifestations. L’ouvrage aborde également la théorie du pouvoir politique — ses origines, ses fondements philosophiques, le rôle des partis politiques et les modes de scrutin — ainsi que la théorie des régimes politiques. À ce titre, sont analysés les caractéristiques, les institutions et les mécanismes de fonctionnement du régime parlementaire britannique, du régime présidentiel des États-Unis d’Amérique, du régime mixte français et des régimes théocratiques orientaux.` S’agissant du constitutionnalisme guinéen, l’analyse porte sur les Constitutions, les institutions, les États et les hommes d’État de la Guinée précoloniale, coloniale et postcoloniale. La succession des grands empires et royaumes est d’abord étudiée en lien avec les différentes parties du territoire guinéen. L’histoire de la Charte de Kourou Kan Fouga, ainsi que celle des figures de résistance à la pénétration coloniale — notamment Samory Touré et Bocar Biro Barry —, est ensuite revisitée. L’accent est également mis sur l’organisation, la gouvernance politique et l’administration territoriale de la Guinée coloniale. Enfin, les différentes Constitutions — formelles et matérielles —, leurs systèmes politiques et les transitions militaires sont analysés dans une perspective comparative, afin de mettre en évidence les innovations introduites par chaque période par rapport à la précédente.
Consultant, avocat, membre de plusieurs organisations associatives, Abdoulaye SYLLA a été major des lycées d’enseignement public de Guinée au Baccalauréat. Il est titulaire d’une maîtrise en droit public en 2010 de l’Université GLC de Sonfonia-Conakry (mention excellent), d’un double master 2 en droits de l’Homme (IDHL et Université Pierre Mendès-France de Grenoble) et d’un autre master 2 recherche en droit international public (Université Jean Moulin- Lyon 3). Depuis 2021, il est titulaire d’un doctorat en droit public, de l’Université Paris 10 Nanterre. Il dispense actuellement les cours de droit à l’Université GLC de Sonfonia-Conakry et dans d’autres universités privées de la Guinée. Abdoulaye SYLLA est présentement le Représentant des Avocats de Guinée au Conseil National de la Transition, vice-Doyen chargé de la Recherche à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université GLC de Sonfonia-Conakry et le Président de l’Association guinéenne pour les relations internationales et le droit international (AGRIDI)