Selon Clément Bélibanga, les politiques économiques mises en place par la plupart des pays africains au sud du Sahara, lors de leur indépendance, ont eu des résultats décevants et n’ont pas permis d’éradiquer la pauvreté. C’est ce qu’il démontre à travers l’exemple de la Centrafrique qui se trouve dans une situation de pauvreté durable. Le pays est caractérisé par la permanence de crises politiques et militaires, des rébellions armées, la corruption et l’impunité de l’élite politique et administ...
Selon Clément Bélibanga, les politiques économiques mises en place par la plupart des pays africains au sud du Sahara, lors de leur indépendance, ont eu des résultats décevants et n’ont pas permis d’éradiquer la pauvreté. C’est ce qu’il démontre à travers l’exemple de la Centrafrique qui se trouve dans une situation de pauvreté durable. Le pays est caractérisé par la permanence de crises politiques et militaires, des rébellions armées, la corruption et l’impunité de l’élite politique et administrative, ainsi que par une mauvaise gouvernance. L’économie y a été détruite lors des nombreuses crises armées organisées par une partie de l’élite centrafricaine dans le but de se répartir les rentes provenant des ressources naturelles. Le pays est ainsi devenu l’un des plus pauvres d’Afrique, avec un taux de pauvreté de 68 %. Afin d’en sortir, l’auteur propose de déclarer une « guerre économique » basée sur la révolution agricole et l’industrialisation par la transformation des ressources naturelles. Il considère la démocratie comme le fondement de la nouvelle politique économique et sociale et de l’instauration d’un ordre éthique national basé sur la lutte contre la corruption et l’impunité.
Clément Bélibanga est docteur en économie. Il a été doyen de la faculté de droit et des sciences économiques de l’université de Bangui (République centrafricaine) et ministre de l’opposition dans le gouvernement de crise (1997-1999). Il a occupé la fonction de commissaire à la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) de 2017 à 2022.