À l’heure actuelle, l’économie du Bénin connaît une forte croissance, supérieure à 6 %. Elle se classe parmi les plus dynamiques de l’Afrique de l’Ouest. Elle est structurée en quatre périodes par lesquelles le pays est géré depuis son accession à l’autonomie : celle de la faillite de l’État (1960-1972) ; la période révolutionnaire basée sur la recherche d’une gestion autonome du pays (1972-1989) ; le temps du Renouveau démocratique (1990-2016), caractérisé par le retour à l’économie libérale et...
À l’heure actuelle, l’économie du Bénin connaît une forte croissance, supérieure à 6 %. Elle se classe parmi les plus dynamiques de l’Afrique de l’Ouest. Elle est structurée en quatre périodes par lesquelles le pays est géré depuis son accession à l’autonomie : celle de la faillite de l’État (1960-1972) ; la période révolutionnaire basée sur la recherche d’une gestion autonome du pays (1972-1989) ; le temps du Renouveau démocratique (1990-2016), caractérisé par le retour à l’économie libérale et la mainmise des puissances étrangères sur le pays ; le temps de la rupture où le retour du dirigisme d’État (2016-2026) est manifeste. Malgré cette périodisation, les options et les stratégies de développement sont restées les mêmes : une économie largement tributaire des activités agricoles avec deux principales productions : le palmier à huile, relayé aujourd’hui par le coton. L’essor exceptionnel du coton dope la croissance économique actuelle. À partir du poids exceptionnel du secteur agricole, l’économie béninoise est restée dépendante de l’héritage colonial. Il se pose à celle-ci la nécessité d’une rupture afin d’aller vers les secteurs d’avenir que sont l’industrie et les services. Comment y arriver ? C’est à cette question que cet ouvrage voudrait apporter quelques ébauches de solutions.
John O. Igué, de nationalité béninoise, est professeur de géographie à la retraite. Il a eu à assumer au cours de sa carrière universitaire des fonctions académiques, politiques et internationales. Auteur de plusieurs ouvrages sur l’Afrique de l’Ouest et sur le Bénin, il exerce actuellement la fonction de Directeur scientifique du Laboratoire d’Analyse Régionale et d’Expertise Sociale (LARES), un think tank dédié à la recherche et à la promotion de jeunes intellectuels.