« La ballade de Serge K », placée en ouverture du mythique album de CharlÉlie Couture Poèmes rock sorti en octobre 1981, raconte « demain, demain, comme hier », et résonne à jamais dans nos têtes. Plus qu’une chanson, c’est une histoire qui fut pour le chanteur un électrochoc, à partir du « fait divers » suivant : Serge K – ce K pour tous les autres, les oubliés – est un jeune homme. Serge Kos. Qui, un beau jour de 1979, faute de travail, se décide à quitter sa Lorraine, ses mines et paysages si...
« La ballade de Serge K », placée en ouverture du mythique album de CharlÉlie Couture Poèmes rock sorti en octobre 1981, raconte « demain, demain, comme hier », et résonne à jamais dans nos têtes. Plus qu’une chanson, c’est une histoire qui fut pour le chanteur un électrochoc, à partir du « fait divers » suivant : Serge K – ce K pour tous les autres, les oubliés – est un jeune homme. Serge Kos. Qui, un beau jour de 1979, faute de travail, se décide à quitter sa Lorraine, ses mines et paysages sinistrés pour devenir ouvrier chez Peugeot, usine de Sochaux.
Licencié – pour quelle raison ? –, il est retrouvé mort à vingt-quatre ans, de faim et de froid, quelques mois plus tard, le 18 février 1981, non loin de l’usine. Dans l’indifférence générale. En lui, les médias ne verront qu’un vulgaire zonard. Pas le temps de comprendre, de s’apitoyer. Pas le temps de s’éterniser sur la mort d’un ex-ouvrier.
La mort de Serge, sur fond de jeunesse en révolte, sera l’étincelle de la scène rock montbéliardaise.
En son nom et au nom également de tous les oubliés, il fallait que ce livre voie le jour. À vous de lui tendre la main.
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