Durant les premières années de la conquête de l’Algérie débutée en 1830, les gouvernements français successifs favorisèrent une colonisation de peuplement. Des candidats à l’immigration arrivèrent dans le pays depuis toute l’Europe et majoritairement du bassin méditerranéen. La population des immigrés comporta un flux important de Minorquins fuyant l’extrême pauvreté de l’île et la domination espagnole. Ceux qui furent appelés Mahonnais (du nom de la capitale de l’île) composèrent un ensemble re...
Durant les premières années de la conquête de l’Algérie débutée en 1830, les gouvernements français successifs favorisèrent une colonisation de peuplement. Des candidats à l’immigration arrivèrent dans le pays depuis toute l’Europe et majoritairement du bassin méditerranéen. La population des immigrés comporta un flux important de Minorquins fuyant l’extrême pauvreté de l’île et la domination espagnole. Ceux qui furent appelés Mahonnais (du nom de la capitale de l’île) composèrent un ensemble remarquable par ses compétences en agriculture, ses qualités sociales, ses facultés d’adaptation dans un pays gouverné par la France. Ce roman suit les aventures de deux familles, les Mercadal et les Camps, depuis leur arrivée, au début de la présence française en Algérie, jusqu’à l’indépendance. Des gens simples qui seront les témoins des injustices de la conquête, des réalisations et des travers des colons, des erreurs des gouvernants et des violences durant la guerre d’indépendance.
Norbert Gualde, Pied-Noir d’origine minorquine, médecin, fut professeur de médecine (université de Bordeaux). Il s’est intéressé à l’histoire des grandes épidémies et à l’immunité des populations vis-à-vis de ces dernières. Auteur d’essais sur le sujet, notamment Ce que l’humanité doit à la femme (éd. Le Bord de l’eau, 2004) consacré au rôle de la femme dans la résistance des humains aux épidémies, il a également publié des fictions portant sur le sida, la cancérologie et l’histoire de l’Algérie.