Rompant avec la CEDEAO au nom d’une souveraineté déclamée, l’Alliance des États du Sahel (AES) s’est lancée dans une fuite en avant économique, sans plan, sans institutions, sans leviers. L’auteur montre, arguments irréfutables à l’appui, l’imposture d’un projet mal préparé, dominé par le verbe militaire et l’improvisation budgétaire. À partir d’une analyse rigoureuse, il expose les impasses logistiques, monétaires et industrielles d’une autonomie fantasmée. Mais il propose aussi des alternativ...
Rompant avec la CEDEAO au nom d’une souveraineté déclamée, l’Alliance des États du Sahel (AES) s’est lancée dans une fuite en avant économique, sans plan, sans institutions, sans leviers. L’auteur montre, arguments irréfutables à l’appui, l’imposture d’un projet mal préparé, dominé par le verbe militaire et l’improvisation budgétaire. À partir d’une analyse rigoureuse, il expose les impasses logistiques, monétaires et industrielles d’une autonomie fantasmée. Mais il propose aussi des alternatives : transition vers une monnaie hybride, nouvelle architecture institutionnelle, réformes socio-économiques urgentes et crédibles. Un ouvrage qui ne rassure pas — il alerte. Et qui tranche : sans puissance, la souveraineté n’est qu’un mot creux.
Étienne Fakaba Sissoko est économiste, chercheur et ancien prisonnier d’opinion. Directeur du CRAPES (Centre de recherche et d’analyse politiques, économiques et sociales du Mali), il travaille sur les régimes d’exception, les économies de guerre et les dérives autoritaires en Afrique de l’Ouest. Il mêle rigueur analytique, engagement politique et lucidité radicale. Exilé pour avoir pensé trop fort, il poursuit ici son travail : disséquer, avertir, démasquer. Écrire, quand d’autres se taisent.