Depuis mon plus jeune âge, je me suis toujours demandé si, dans la vie, « le silence et l’obéissance » feraient de moi une gagnante ou une perdante. Sous le régime dictatorial, bien que privée de liberté d’expression et de pensée, j’ai grandi lentement, pas à pas. Mentalement et en silence, j’avais écouté et enregistré tous les événements inhumains qui s’étaient produits autour de moi pendant mon enfance, comme les photogrammes séquentiels d’un film dramatique. La famille était le seul endroit o...
Depuis mon plus jeune âge, je me suis toujours demandé si, dans la vie, « le silence et l’obéissance » feraient de moi une gagnante ou une perdante. Sous le régime dictatorial, bien que privée de liberté d’expression et de pensée, j’ai grandi lentement, pas à pas. Mentalement et en silence, j’avais écouté et enregistré tous les événements inhumains qui s’étaient produits autour de moi pendant mon enfance, comme les photogrammes séquentiels d’un film dramatique. La famille était le seul endroit où, à voix basse, on dialoguait et apprenait à aimer pour construire un respect mutuel pour son prochain et la dignité humaine. C’était un lieu d’accueil où l’on pouvait commencer à reconstruire sa vie, même plusieurs fois, en repartant toujours de zéro. Et aujourd’hui, après avoir accumulé beaucoup de choses et vécu de nombreuses expériences, je peux affirmer que je suis une gagnante !
Sin da giovanissima mi sono sempre domandata se nella vita il “silenzio e l’obbedienza” mi avrebbero resa una vincitrice o una perdente. Sotto il regime dittatoriale, pur privata della libertà di parola e di pensiero sono cresciuta lentamente, passo dopo passo. Mentalmente e in silenzio avevo ascoltato e registrato tutte le disumane vicende, accadutemi intorno nel periodo della mia infanzia, come fotogrammi sequenziali di un drammatico film. La famiglia era l’unico luogo dove, sottovoce, si dialogava e s’imparava ad amare per costruire un reciproco rispetto per il prossimo e la dignità umana. Era il luogo di accoglienza e da dove si poteva iniziare a ricostruire la vita, anche più volte, ripartendo sempre da zero. E oggi dopo aver accumulato molte cose e tante esperienze vissute posso affermare di essere vincitrice!
C’est en 1967 que Nicolae Ceauşescu devient président de la Roumanie et que son gouvernement devient de plus en plus autoritaire. Dans les années 70, la « petite révolution culturelle » déclenche les premières manifestations organisées de dissidence, qui conduisent ensuite aux protestations de 1989, réprimées par les chars. Le 21 décembre de la même année, un meeting de Ceauşescu à Bucarest se termine sous les huées et le dictateur se réfugie au siège du Comité central. Le 25 décembre, Ceauşescu et sa femme, après un procès sommaire, sont exécutés dans le bunker de Târgovişte. Un cœur rebelle à la dérive est le récit d’une jeune femme qui a vécu et subi les brimades et les abus de cette période, simplement parce qu’elle ne voulait pas se plier aux exigences d’un militaire qui était tombé amoureux d’elle. Era il 1967 quando Nicolae Ceauşescu divenne Presidente della Romania e il suo governo sempre più autoritario. Negli anni ‘70, la “Piccola rivoluzione culturale” scatenò le prime espressioni di dissenso