À partir de 86 lettres familiales rédigées bien avant sa naissance, l’auteur engage une démarche mémorielle et réflexive : répondre — ou plutôt « retentir » — par écrit à chacune de ces voix éteintes du siècle passé. Croisant récit intime et méditation sur le temps, sont explorés les effets persistants des mots écrits et un peu de transmission intergénérationnelle. Par le truchement de lettres très anciennes et des réponses qui leur sont faites si tardivement aujourd’hui, comment re...
À partir de 86 lettres familiales rédigées bien avant sa naissance, l’auteur engage une démarche mémorielle et réflexive : répondre — ou plutôt « retentir » — par écrit à chacune de ces voix éteintes du siècle passé. Croisant récit intime et méditation sur le temps, sont explorés les effets persistants des mots écrits et un peu de transmission intergénérationnelle. Par le truchement de lettres très anciennes et des réponses qui leur sont faites si tardivement aujourd’hui, comment redonner chair aux disparus, penser la filiation, interpréter les silences et les absences, en mettant en tension « petite » et grande Histoire, les traces encore tangibles et l’oubli inéluctable ? L’écriture épistolaire devient ici acte de reconnaissance et de recréation, tentative de dialogue posthume où l’auteur, en toute conscience de l’imaginaire de sa tentative, questionne sa légitimité autant qu’il ravive la mémoire, en un essai d’écriture entre anthropologie familiale, réflexion sur l’archive et exploration du lien entre les vivants et leurs défunts.
Christian Verrier, auteur d’ouvrages sur l’autodidaxie, l’histoire de l’éducation, le voyage à pied, l’éducation populaire, les jurys de cour d’assises, le management émancipant, le métier d’enseignant-chercheur.