Parmi les principaux acteurs de la lutte ouvrière et paysanne en Italie, c’est Amadeo Bordiga qui a subi les calomnies les plus indécentes. Pendant des décennies, la propagande proche de Staline et de Togliatti a enseveli sous une montagne de mensonges la pensée révolutionnaire de l’un des pères du communisme italien, en l’effaçant de la mémoire collective. D’où provient toute cette acrimonie, envers cet ingénieur napolitain ? Sans doute du poids remarquable de son intransi-geance révolutionnair...
Parmi les principaux acteurs de la lutte ouvrière et paysanne en Italie, c’est Amadeo Bordiga qui a subi les calomnies les plus indécentes. Pendant des décennies, la propagande proche de Staline et de Togliatti a enseveli sous une montagne de mensonges la pensée révolutionnaire de l’un des pères du communisme italien, en l’effaçant de la mémoire collective. D’où provient toute cette acrimonie, envers cet ingénieur napolitain ? Sans doute du poids remarquable de son intransi-geance révolutionnaire et marxiste, mais aussi de sa person-nalité qui s’imposait au sein du mouvement ouvrier. Les craintes, en réalité, touchaient au fait qu’il pouvait représenter un danger pour l’équipe dirigeante du parti communiste dans un moment où, après la chute du fascisme, on s’efforçait de constituer un parti miroir de celui de Moscou. AMADEO BORDIGA naît en 1889 près de Naples. Très jeune, il adhère au « Partito Socialista Italiano » et, en 1918, fonde le journal Il Soviet. Il participe par la suite à la création du « Par-tito Comunista d’Italia » (1921). Ses partisans y sont majori-taires jusqu’à leur mise à l’écart par l’Internationale Commu-niste (1925). À cause de son opposition farouche à la ligne stalinienne, Bordiga est carrément exclu du parti communiste et finit par rejoindre le « Partito Comunista Internazionalista » d’Onorato Damen, avant de le quitter en 1952 pour fonder ensuite ce qui deviendra le « Partito Comunista Internaziona-le ». Pendant les années 1960, il défend l’idée de l’invariance du marxisme contre tous les modernisateurs. Il meurt à For-mia (province de Latina), en 1970.
Ornella De Rosa enseigne l’histoire contemporaine à l’université de Salerne et la méthodologie de la recherche historico-sociale à l’université « Suor Orsola Benincasa » de Naples. Elle est le prési-dent de l’« Osservatorio Internazionale sul Gioco » (www.osserva-toriogioco.it) et l’auteur de plusieurs essais publiés en Italie.
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