Joëlle Kabile n’a jamais cessé d’écrire depuis l’enfance. Sa pratique d’écriture est ancienne, ancrée dans son h/Histoire, et intimement politique. Dans son premier recueil poétique, Nous, nu (L’Harmattan, 2019), elle explorait les thématiques du rapport au passé et à soi, en tant que femme, femme noire, et artiste martiniquaise. Son deuxième recueil, D(ires), poursuit cette réflexion en se concentrant, comme l’a brillamment analysé, dans sa préface, la sociologue haïtienne féministe Sabine Lamo...
Joëlle Kabilen’a jamais cessé d’écrire depuis l’enfance. Sa pratique d’écriture est ancienne, ancrée dans son h/Histoire, et intimement politique. Dans son premier recueil poétique, Nous, nu (L’Harmattan, 2019), elle explorait les thématiques du rapport au passé et à soi, en tant que femme, femme noire, et artiste martiniquaise. Son deuxième recueil, D(ires), poursuit cette réflexion en se concentrant, comme l’a brillamment analysé, dans sa préface, la sociologue haïtienne féministe Sabine Lamour, sur la colère, l’amour et leurs vertus restauratrices. Il y a une soif dans cet écrit. Une soif qui trouvera son apaisement dans l’expression de soi sans doute.
Joëlle Kabile est sociologue, poétesse et peintre-plasticienne. Elle travaille sur les injonctions liées au genre et aux socialisations sexuées et sur les intimités dans les sociétés antillaises, et plus largement caribéennes. Sa pratique poétique se situe à l’intersection de sa réflexion de chercheure et sa philosophie de l’art comme transformateur des émotions.