HIERONYMUS, pratique aussi la langue de Molière, celle des poètes, des philosophes: ainsi parlait l'oracle, l’aède, le ménestrel, aujourd’hui le rappeur, au banquet des gourmands, avides de la langue. Le style c'est l'homme même : élégant et raffiné. Les mots simples ou précieux composent les stances qui mènent la danse. La musique, dans une mélopée psalmodiée, prend le pas sur l'image. La rime, convenue ou attendue, s'accroche à la note comme une double croche et donne le tempo aux dépens du se...
HIERONYMUS, pratique aussi la langue de Molière, celle des poètes, des philosophes: ainsi parlait l'oracle, l’aède, le ménestrel, aujourd’hui le rappeur, au banquet des gourmands, avides de la langue. Le style c'est l'homme même : élégant et raffiné. Les mots simples ou précieux composent les stances qui mènent la danse. La musique, dans une mélopée psalmodiée, prend le pas sur l'image. La rime, convenue ou attendue, s'accroche à la note comme une double croche et donne le tempo aux dépens du sens ou contresens des mots, au profit de la musique, avant toutes choses. Et pour cela, préférer l’impair et risquer de lire le livre.
« Bien que je sois arrivé́ depuis peu de temps dans Urbania, j'ai remarqué́ que, si les gens vous sourient, c’est qu'ils ont quelque chose à vous vendre ; sinon la plupart du temps ils ont tous la même mine renfrognée. Il leur arrive même de s'invectiver en s'envoyant à la tête des uns des autres divers noms d'oiseaux et pas seulement de volatiles. Sans doute s'agit-il là d'une façon devenue habituelle de communiquer. » p.7