La parole n’est qu’un singe qui imite la pensée. Dans les jardins de l’ombre fermente le mirage du mot.
Valeriu Stancu se met en scène, non comme un héros ou un tribun de la poésie roumaine d’aujourd’hui, mais comme un fauteur de trouble avec les armes remarquables du doute, de la foi et de l’humour tranché. Avec ses étranges solitudes qu’il faut voir comme des espaces où se fertilisent les forces souterraines, Stancu se situe dans le bruissement du feuillage juste entre le labour et l’horizon,...
La parole n’est qu’un singe qui imite la pensée. Dans les jardins de l’ombre fermente le mirage du mot.
Valeriu Stancu se met en scène, non comme un héros ou un tribun de la poésie roumaine d’aujourd’hui, mais comme un fauteur de trouble avec les armes remarquables du doute, de la foi et de l’humour tranché. Avec ses étranges solitudes qu’il faut voir comme des espaces où se fertilisent les forces souterraines, Stancu se situe dans le bruissement du feuillage juste entre le labour et l’horizon, avec ses aspirations et ses pertes, portant loin l’intégrité du verbe qui apparaît et disparaît au gré des tensions de l’âme. Une voix poétique de ce temps et de tous les autres qui se chevauchent. Ses autoportraits laissent entrevoir le chef-d’œuvre sous-jacent.
Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres, Valeriu Stancu (Iasi, Roumanie, 1950) est éditeur, journaliste et traducteur. Son œuvre, largement diffusée (poésie, romans, nouvelles, essais), dépasse les soixante-dix titres. Traduit en plus de vingt langues, la revue Phoenix lui a consacré un numéro spécial en 2023. Il a obtenu le Grand Prix de poésie Mallarmé 2025 pour L’insomniaque fusil de Rimbaud (PHI, Luxembourg, 2024).