Quelle est la dificulté de nos sociétés à considérer le « jour d’après » ? La consommation, entraînée par la machine «croissantiste » et industrialiste, semble ne pas pouvoir – savoir–ralentir. Une des raisons en est que les « sous-produits » des modes de vie et d’activités demeurent largement inaperçus, voire d’autant plus banalisés qu’un discours rassurant laisse croire qu’ils sont sous contrôle. Or rien n’est moins vrai. Au-delà des dispositifs, quatre dimensions sont explorées : la (sur) con...
Quelle est la dificulté de nos sociétés à considérer le « jour d’après » ? La consommation, entraînée par la machine «croissantiste » et industrialiste, semble ne pas pouvoir – savoir–ralentir. Une des raisons en est que les « sous-produits » des modes de vie et d’activités demeurent largement inaperçus, voire d’autant plus banalisés qu’un discours rassurant laisse croire qu’ils sont sous contrôle. Or rien n’est moins vrai. Au-delà des dispositifs, quatre dimensions sont explorées : la (sur) consommation, les énergies, les guerres et la démographie. Des solutions existent : au niveau des effets (« bons gestes », « meilleures techniques », dilution, externalisation), s’agissant des échelles et des densités (où l’on revient sur la démographie), ou plus radicalement avec de nouvelles approches du type « durabilité forte » ou « écologie du démantèlement ».
Daniel Ducher est urbaniste de formation et fait carrière dans le domaine de l’habitat. Il s’engage sur les questions écologiques, animé par la conviction que les grandes fonctions humaines doivent être revisitées à l’aune d’une transition sociétale écologique désirable et pratique.