De Mascara à Jérusalem, de la conquête coloniale à la Nakba, la migration algérienne vers le Levant retrace une histoire méconnue, celle des exils provoqués par la colonisation française en Algérie et des chemins d’installation, d’adaptation et de résistance qui en ont découlé. À travers l’exemple de la famille Mograby, ce livre éclaire une histoire faite d’exil, de reconstruction et de déchirures, jusqu’à la Nakba de 1948 qui provoqua un nouvel arrachement. Mêlant mémoire familiale, archives ...
De Mascara à Jérusalem, de la conquête coloniale à la Nakba, la migration algérienne vers le Levant retrace une histoire méconnue, celle des exils provoqués par la colonisation française en Algérie et des chemins d’installation, d’adaptation et de résistance qui en ont découlé. À travers l’exemple de la famille Mograby, ce livre éclaire une histoire faite d’exil, de reconstruction et de déchirures, jusqu’à la Nakba de 1948 qui provoqua un nouvel arrachement. Mêlant mémoire familiale, archives inédites et analyse géopolitique, Exils algériens au Levant révèle l’impact durable des politiques coloniales sur la citoyenneté, l’identité et le droit d’appartenance. L’auteur, Abdallah S. Mograby descendant de ces migrants, restitue une mémoire effacée et plaide pour la reconnaissance des Algériens du Levant, victimes d’un double exil et d’une longue invisibilité historique.
Abdallah S. Mograby a grandi au Liban avant d’émigrer à Sydney, où il a obtenu un doctorat en économie. Chercheur et consultant en politiques publiques, il a exercé entre l’Australie et les Émirats arabes unis. Issu d’une lignée d’Algériens installés au Levant depuis l’époque coloniale, il inscrit son travail à la croisée de l’histoire, de la mémoire et de la diaspora. Auteur de De Djurdjura à Carmel (2015), il poursuit ici une réflexion sur l’exil, l’appartenance et la transmission des mémoires algériennes au sein du monde arabe. Son écriture chemine entre les rives du temps et de la mémoire, là où la perte se transforme en passage, et où les racines dispersées retrouvent, par la parole, le chemin du retour.