« Je ne suis pas un psychanalyste de Saint-Germain-Des-Prés, mais un psychiste des montagnes, branché sur le social et ses déterminismes. À l’instar de Tosquelles et Oury, je marche sur deux jambes : Marx et Freud. Parce que l’aliénation est double, l’une par l’entrée du sujet dans l’ordre social et ses déterminations, l’autre par l’entrée du sujet dans l’ordre du langage et du désir. »
Fragments épars de stécriture, quatrième livre de l’auteur, celui du sujet fragmenté et divisé qu’il est, comm...
« Je ne suis pas un psychanalyste de Saint-Germain-Des-Prés, mais un psychiste des montagnes, branché sur le social et ses déterminismes. À l’instar de Tosquelles et Oury, je marche sur deux jambes : Marx et Freud. Parce que l’aliénation est double, l’une par l’entrée du sujet dans l’ordre social et ses déterminations, l’autre par l’entrée du sujet dans l’ordre du langage et du désir. »
Fragments épars de stécriture, quatrième livre de l’auteur, celui du sujet fragmenté et divisé qu’il est, comme chaque-un.
Antinomique à toute volonté de totalité et de complétude, l’écriture des fragments laisse toute sa place au désir dans cet ouvrage constitué de pensées éparses, de fulgurances, d’émergences instituantes, de résidus oniriques, de textes d’interventions dans des colloques, de situations vécues, de réminiscences, de morceaux de savoir expérientiel.
De ces fragments scripturaires émerge la lettre, celle de l’inconscient. En alternance avec un intertexte transcrit en italiques, le corpus textuel structuré en chapitres soutient une lecture dynamique, dans laquelle l’émotionnel entrecoupe le discursif rationnel. On ne s’ennuiera pas en lisant ce livre.
Dans la préface d’un précédent ouvrage (Psychanalyse et question sociale, L’Harmattan, 2020), Joseph Rouzel écrivait : L’ensemble forme une tapisserie baroque, un assemblage digne du
Facteur Cheval, dans la lignée des cadavres exquis des surréalistes ou des dérives des situationnistes. Et pourtant, tel un patchwork, l’ensemble n’a rien de décousu.
Ce sont ici des fragments dans la même veine qui se présentent sous la même apparence, écrits par le facteur Cheval de l’écriture que l’auteur se plaît d’incarner.
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