Auparavant dénommée « coopération décentralisée », l’action exté-rieure permet aux collectivités territoriales d’établir des relations à l’international pouvant emprunter différentes formes (régionale ou transfrontalière) et poursuivre des objectifs variés (aide au développement, protection de l’environnement, aides humanitaires...). Les contributions recueillies dans cet ouvrage visent à s’interroger sur l’intérêt des collectivités territoriales pour ces actions, mais aussi sur les raisons d’un...
Auparavant dénommée « coopération décentralisée », l’action exté-rieure permet aux collectivités territoriales d’établir des relations à l’international pouvant emprunter différentes formes (régionale ou transfrontalière) et poursuivre des objectifs variés (aide au développement, protection de l’environnement, aides humanitaires...). Les contributions recueillies dans cet ouvrage visent à s’interroger sur l’intérêt des collectivités territoriales pour ces actions, mais aussi sur les raisons d’un tel investissement en sondant leurs motivations réelles. Si ces initiatives permettent d’œuvrer en faveur d’objectifs dépassant leur territoire, traduisant ainsi une contribution du « local » au « global », on peut se demander à qui profite réellement l’action extérieure ? L’ombre de l’État n’est en effet jamais loin, ainsi qu’en témoigne notamment la présence de dispositifs nationaux qui tendent à encourager l’action extérieure, mais peut-être également à l’orienter. Le sujet est d’autant plus important que la période invite à s’interroger sur les contours de la souveraineté de l’État et sur la place dévolue à la décentralisation. Les collectivités territoriales ont-elles, grâce à l’action extérieure, la possibilité de participer à des politiques publiques qui leur échappent, au moins en partie, au niveau national ? L’action extérieure est-elle une voie privilégiée pour œuvrer en faveur de politiques émergentes qui semblent à première vue impliquer essentiellement une action globale, c’est-à-dire nationale et/ou européenne ? Quelles sont les spécificités de l’action extérieure en outre-mer et les enjeux d’une telle « diplomatie territoriale » ? Autant de questions que le présent ouvrage ambitionne d’éclairer.
Virginie Donier est professeure de droit public à l’Université de Toulon, CERC, et présidente du conseil scientifique du Gis-Grale.
Contributeurs : Yves Luchaire, André Viola, Virginie Donier, Fred Constant, Véronique Bertile, Hélene Pongérard-Payet, Daniel Dormoy, Thierry Garcia, Jochen Sohnle, Florence Crouzatier-Durand, François Benchendikh, Jimmy Meersman, Mathieu Maisonneuve, Maxence Chambon, Pierre Antoine Tomasi, Mathieu Carniama, Carine David
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