Le vol à la tire exige du pratiquant deux qualités principales : la discrétion et la dextérité. La première pour ne pas éveiller les soupçons de la victime. La seconde pour opérer avec justesse et subtilité. J’excelle dans l’une comme dans l’autre.
Le larron lexical joue avec les mots. Il les picore, il les subtilise, il les accumule dans des carnets tels des trésors et il les redistribue gracieusement. Il en fait des histoires où s’agitent un mec qui a peur des chiens, le Président décédé du ...
Le vol à la tire exige du pratiquant deux qualités principales : la discrétion et la dextérité. La première pour ne pas éveiller les soupçons de la victime. La seconde pour opérer avec justesse et subtilité. J’excelle dans l’une comme dans l’autre.
Le larron lexical joue avec les mots. Il les picore, il les subtilise, il les accumule dans des carnets tels des trésors et il les redistribue gracieusement. Il en fait des histoires où s’agitent un mec qui a peur des chiens, le Président décédé du Cercle Royal des Amis du Petit Élevage, un paralysé qui ne l’est pas du tout, un gamin doutant de la réalité quand la porte de sa chambre est fermée, un fermier et un curé en guerre avec une triplette de joueurs de pétanque. D’autres partent à l’assaut d’un château fort, assistent à l’enterrement d’Armand ou revisitent la Genèse avec Pépé… Un brin de folie et un zeste d’humour infusent dans ce recueil de nouvelles de Bruno Marée.
Enseignant, apiculteur, marcheur en forêt, conteur et parolier, défenseur du patrimoine naturel et culturel, auteur de documents pédagogiques, d’essais historiques et scientifiques, ainsi que de romans et de recueils de nouvelles, Bruno Marée s’intéresse autant à la nature qu’aux comportements humains, qu’il observe avec curiosité et sens critique.