Ainsi que l’auteur l’indique dans une note au lectorat, cet ouvrage n’est ni un journal, ni un recueil de mémoires. Pas de chronologie dans les 20 chapitres présentés, pas de continuité entre eux, mais le surgi aléatoire de fragments de vécus que l’auteur retient depuis sa masse-mémoire, pour la qualité de leur contexte poétique, politique, sociologique et leur potentielle actualité. De la réflexion sur la cruauté en amour, à l’évocation d’un mouvement d’intellectuels et d’artistes militants, en...
Ainsi que l’auteur l’indique dans une note au lectorat, cet ouvrage n’est ni un journal, ni un recueil de mémoires. Pas de chronologie dans les 20 chapitres présentés, pas de continuité entre eux, mais le surgi aléatoire de fragments de vécus que l’auteur retient depuis sa masse-mémoire, pour la qualité de leur contexte poétique, politique, sociologique et leur potentielle actualité. De la réflexion sur la cruauté en amour, à l’évocation d’un mouvement d’intellectuels et d’artistes militants, en passant par le travail d’acteur-poète, à l’occasion d’un proférer poétique dos à la mer, ou encore la flânerie rurale, urbaine en quête de soi, chaque fragment-souvenir est l’occasion d’une réflexion à tendance philosophique sur la distribution de présents qu’offre le hasard depuis ses coups de dés. Comment narrer de tel surgis quand il s’agit de préserver leurs singularités, leurs rythmes hétérogènes, leurs plans de conscience (poétique, philosophique) voire leurs refus de nomination. C’est l’épreuve même à laquelle le poète soumet ici le récit. Ce livre inclassable est l’occasion d’approcher sensiblement l’auteur qu’on connaît généralement en tant que poète-philosophe et qui au long des pages, nous vient ici comme conteur avec ses présents en partage.
Philippe Tancelin, professeur émérite des Universités, docteur d’État en philosophie, est l’auteur d’une importante œuvre poétique et de réflexion esthétique. Il s’est illustré pendant plusieurs décennies avec la poète et philosophe Geneviève Clancy avec qui il fondera le Centre International interuniversitaire de Créations d’Espaces poétiques et de recherches (CICEP). P. Tancelin crée en 2005 le collectif de poètes « Effraction ». Il est traduit dans une douzaine de langues.