La poésie de Maya de Lacoste doit être lue de la voix haute qui était celle de sa grand-mère en pleurs quand elle lisait son livre Extraordinaire-ordinaire. À chacun par son souffle d’y retrouver l’annonce de son jugement dernier dans la lumière d’un éclair. Faire s’y rejoindre l’âme égale du philosophe et la rage audible du poète. Faire entendre le silence. Œuvre dans ce monde et hors du monde, hors du temps pour notre temps.
Maya de Lacoste vit depuis un certain temps à Paramaribo, capitale du Suriname. Une ville d’Amérique du Sud, hétéroclite à tous points de vue, qui lui a apporté un équilibre nécessaire à sa création en même temps qu’elle lui ouvrait la porte d’un nouvel inconnu. C’est là qu’ont été écrits la majorité des nouveaux poèmes contenus dans ce volume.