L’enjeu de cet ouvrage est d’explorer, problématiser, questionner la dimension « politique » de l’imaginaire transmédiatique. Dans le prolongement des notions de « transtextualité » (Genette 1982) et de « trans-fictionnalité » (Saint-Gelais 2011), la notion de transmédialité fait état de la mobilité des contenus d’une œuvre imaginaire, qui ne s’incarnent plus dans un seul et unique support (un livre, un film, une série) mais se répandent dans la société à travers une multitude de plateformes mé...
L’enjeu de cet ouvrage est d’explorer, problématiser, questionner la dimension « politique » de l’imaginaire transmédiatique. Dans le prolongement des notions de « transtextualité » (Genette 1982) et de « trans-fictionnalité » (Saint-Gelais 2011), la notion de transmédialité fait état de la mobilité des contenus d’une œuvre imaginaire, qui ne s’incarnent plus dans un seul et unique support (un livre, un film, une série) mais se répandent dans la société à travers une multitude de plateformes médiatiques. Si les notions de transtextualité et de trans-fictionnalité sont, d’un point de vue politique, tout à fait « neutres », la notion de transmédialité revêt, elle, d’évidentes significations politiques. Aussi, que penser des implications politiques rattachées à l’idée de transmédialité ? Que penser de l’utopie (ou de la mythologie) politique dont elle est le support et des pratiques faniques (créatrices ou militantes) qui la véhiculent ? Que penser de cette nouvelle forme de militantisme politique qui rallie, sous une même bannière, universitaires et passionnés de fiction ?
Bruno Cailler est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à Université Côte d’Azur Nice, et membre du LIRCES. Laurent Collet est professeur des universités en sciences de l’information et de la communication à l’université Paul Valéry Montpellier 3, et membre du LERASS. Anne Gagnebien est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à Université UTLN-AMU Toulon, et membre de l’IMSIC. Alessandro Leiduan est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à Université UTLN-AMU Toulon, et membre de BABEL et de l’IMSIC. Ugo Roux maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à Université de Lorraine Metz, et membre du CREM et de l’IMSIC.