Dans Isabeau et Isabelle de Roger de Beauvoir, comme dans Néarah de Guillaume Lejean, on est confronté à la présence d’acteurs malintentionnés qui cherchent à priver des individus, voire un peuple entier, de leurs biens et droits héréditaires. Ces personnages, mus par des objectifs de domination ou d’expansion, ont recours à des mensonges calomnieux ou à des amalgames abusifs. Aussi, dans les deux œuvres, l’intérêt porté aux relations entre la France et ses colonies se manifeste-t-il surtout à t...
Dans Isabeau et Isabelle de Roger de Beauvoir, comme dans Néarah de Guillaume Lejean, on est confronté à la présence d’acteurs malintentionnés qui cherchent à priver des individus, voire un peuple entier, de leurs biens et droits héréditaires. Ces personnages, mus par des objectifs de domination ou d’expansion, ont recours à des mensonges calomnieux ou à des amalgames abusifs. Aussi, dans les deux œuvres, l’intérêt porté aux relations entre la France et ses colonies se manifeste-t-il surtout à travers le rôle des femmes qui deviennent des figures symboliques au cœur des enjeux de pouvoir. L’engagement de ces deux textes avec les réalités historiques et politiques du passé en fait des contributions passionnantes aux débats sur l’identité, la justice et l’évolution de la société aux siècles passés comme au moment présent.
« La calomnie s’attaquera à notre existence, je ne le prévois que trop, mais Dieu nous voit et nous juge ! » Isabeau et Isabelle
« Quand tes frères sont venus habiter cette grande île, ils ont promis aux Carybas de se contenter du peu de terres […] et de respecter le reste. Cette convention, ils l’ont violée sous de misérables prétextes. » Néarah
Barbara T. Cooper, professeure émérite à l’université du New Hampshire (U.S.A.) et spécialiste du théâtre français du XIXe siècle, poursuit son infatigable travail de réédition dans la collection « Autrement Mêmes ».